Mardi 3 mars 2009
RICARD BURTON : Selon le livre que Laurent Weil est en train d’écrire sur vous, « Kassovitz fait, bien fait », il semblerait que vous souhaitez donner une nouvelle direction à votre carrière accidentée.

 

MATHIEU KASSOVITZ : Mon père me dit souvent que le meilleur Kassovitz, c’est ma soeur. Il est normal qu’un artiste connaisse des creux.

 

RICARD BURTON : Artiste ? Je vous vois plutôt comme un éleveur de chiens de combat, comme un vendeur de streewear aux Halles… à la limite comme livreur de fripes dans le sentier.

 

MATHIEU KASSOVITZ : Justement, c’est pour cette raison que je fais un grand pas en avant avec ce que je vous annonce aujourd’hui. Tout le monde nous bassine avec la 3D, les lunettes qui scintillent et tout. Moi je vous annonce que je passe à la 4D, direct. 

 

RICARD BURTON : Vos amis m’ont prévenu que vous pouviez dire ça ! Alors qu’eux-mêmes vous disent faisant des films institutionnels pour vous refaire la main !

 

MATHIEU KASOVITZ : Vous avez tort de le voir ainsi Ricard. Je ne sais pas encore comment je vais m’y prendre mais je sais que je vais faire du pognon et que cela ne plaira pas à tout le monde.

 

RICARD BURTON : D’où votre équipe de gardes du corps ?

 

MATHIEU KASSOVITZ : J’ai reçu récemment des menaces, une balle en mousse par le courrier. C’est lourd de sens pour ceux qui savent. Aux chiottes les donneurs de leçons.

 

RICARD BURTON : Dans ce sens, on a du mal à comprendre votre soudain ralliement à la présidence.

 

MATHIEU KASSOVITZ : Lorsque Luc Besson a donné son feu vert en s’occupant, à travers sa nouvelle agence, de la communication de l’UMP, je me suis dit que c’était permis. C’est vrai qu’avec sa corpulence cyclopéenne, il peut plus facilement avoir le cul entre deux chaises que moi.

 

RICARD BURTON : Alors, la 4D, c’est pour quand ?

 

MATHIEU KASSOVITZ : Pour un projet qui rentrera bientôt en tournage. Je vais réaliser l’adaptation en trilogie de « Où on va Papa », avec Gaspard Ulliel qui jouera les deux rôles des deux fils. Nous sommes devenus très proches depuis que nous jouons au badminton ensemble avec Gaspard. J’aime le voir ramasser les volants surtout depuis qu’il s’habille chez Princess Tam Tam.


* Interview réalisée avec Mathieu Kassolette 

Par ricard burton - Communauté : statut de l'artiste
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Lundi 23 février 2009
RICARD BURTON : Je ne croyais plus à votre intervention, vous qui êtes un peu guadeloupéen. Même si j’aurais préféré recevoir quelqu’un d’un petit peu plus franc question couleur, il n'est pas trop tard qu'un type de votre "envergurette" vienne parler du problème, enfin.

JULIEN CLERC : Je fais quotidiennement des transfusions pour éliminer toute trace d'appartenance justement, je vous en prie. J’en ai marre qu’une bande d’indigènes bloquent l'accès à ma propriété, m’empêchent de pouvoir accéder à mon jacuzzi sur pilotis.  

RICARD BURTON : Pourtant ils souffrent, ne font que survivre.

JULIEN CLERC : Le pouvoir d’achat mon grand, c’est dans la tête. Ils se plaignent que l’île est aux mains de quelques familles ? Heureusement sinon on roulerait encore sur la terre et la boue là-bas.

RICARD BURTON : Que préconisez-vous ?

JULIEN CLERC : De les laisser mitonner dans leur jus de coco et voir ce qu’ils sont capables de faire sans nous. Je me dis aussi que ce n’est pas à Mururoa que nous aurions dû faire les essais nucléaires.

RICARD BURTON : Kabylie Hebdo a révélé que vous aviez beaucoup de groupies kabyles. Comment l’expliquez-vous ?

JULIEN CLERC : Peut-être parce que mes chansons ne parlent de rien. Et puis,  entre nous, ce sont unes des seules qui me laissent entrer par leur sortie de secours.

RICARD BURTON : Qu’est ce que cela fait d’être l’artiste le moins téléchargé illégalement ? N’est-ce pas là le désaveu de la jeunesse à votre égard ?

JULIEN CLERC : Je ne fais des chansons que pour les magnétophones, alors je m’en moque un peu. Et puis grâce à l’action de notre gouvernement, tout ceci sera bientôt régulé, le tout régit par deux ou trois  grands groupes tentaculaires, ne laissant que quelques miettes aux crevards de votre trempe. Finalement, internautes et guadeloupéens, même combat perdu d’avance. Et puis je vais vous dire, si ça continue le bordel là-bas, on trouvera bien d’autres gens enclins à se faire dominer sans broncher. Je vous laisse, je file chez mon lasériste.





* Interview réalisée avec Julien fine de Clerc N°5
Par ricard burton - Communauté : La communauté indécise
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Vendredi 13 février 2009
RICARD BURTON : Vous êtes mieux à la télé qu’en vrai.

BERNARD ARNAULT : Et vous, vous êtes largement plus agressif en interview que lorsque vous me demandez du travail ou la main de ma fille, qui est déjà mariée.

RICARD BURTON : Oui mais je l’aime.

BERNARD ARNAULT : A d’autres Ricard. Je connais ses limites.

RICARD BURTON : Pourquoi avoir proposé de participer à la chasse à l’homme des grands patrons demandée par Olivier Besancenot ?  

BERNARD ARNAULT : Il faut toujours lâché du lest. François Pinault me semblait idéal pour satisfaire l’appétit des chômeurs avides de revanche et de viscères. Nous avons fait en sorte avec Endemol qu’il ne soit pas tué dans l’instant. Ainsi l’angoisse de la proie n’en sera que plus décuplée.

RICARD BURTON : Vous êtes aussi à l’origine d’une décision beaucoup moins populaire que cette mise à mort, celle de l’arrêt des Restos du Cœurs. Comment vous est venue cette idée ?

BERNARD ARNAULT : Votre information n’est pas tout à fait exacte Ricard. J’ai demandé à ce que les Restos du Cœur cessent de distribuer à Paris et dans les grandes villes du littoral français ou je possède plusieurs affaires. J’ai demandé à ce que les Restos du Cœur soient concentrés dans le Centre de la France, dans la France profonde. On verra alors si tous ces piques assiettes ont toujours aussi faim. J’en ai marre de cette France défigurée par la pauvreté. Ils me filent la nausée. Mais ne vous inquiétez pas, je viens de déjeuner chez Robuchon.

RICARD BURTON : Vous pouvez nous dire un mot de votre récente dépression ?

BERNARD ARNAULT : Quand elle sera terminée bien sûr. Vous serez le premier informé. C’est un état que je souhaite à tout le monde. Je ne comprends absolument pas les pleurnicheurs qui s’en plaignent. Je n’ai jamais autant acheté d’œuvres d’art aussi intéressantes que depuis que je suis dépressif. La maladie va me faire faire de sacrées plus-values. 



* Interview réalisée avec Bernard Arnault limit
Par ricard burton - Communauté : SOIF DE LIRE...
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Vendredi 6 février 2009
RICARD BURTON : Benoît Magimel vous dites souvent que Sean Penn est votre acteur de référence. Cependant votre carrière ressemble plutôt à celle de son frère Chris.

BENOIT MAGIMEL : Vous dites ça parce qu'il est mort ? La semaine dernière, un rôle m'est encore passé sous le nez parce que le réalisateur trouvait que j'avais trop de cheveux. Je ne vis pas un moment facile de ma carrière.

RICARD BURTON : Comment vous vivez-vous ?

BENOIT MAGIMEL : Le doigt sur la gâchette. La main sur l'accélérateur. Le bras dans le broyeur.

RICARD BURTON : Comment vous est venue l'idée de lancer un site de rencontres pour gens blonds aux yeux bleus ?

BENOIT MAGIMEL : Quelle question ! En me regardant chaque matin dans la glace évidemment. Mais aussi parce que j'ai vu que des sites de rencontres selon les affinités religieuses ont vu le jour. Le mien pourrait paraître plus suspect et pourtant cela relève de la même pensée. Revenir aux fondamentaux. Maintenant que la mode de la diversité a vécu, je parie sur un retour de la pureté. Race blanche quoi.

RICARD BURTON : Vous n'avez pas peur de créer la polémique ?

BENOIT MAGIMEL : Je n'y suis arrivé avec aucun de mes films. Si je peux rendre le sourire à des parents qui vivent avec la peur que leur petite leur ramène un type de votre calibre. Pas très nets quoi ! Je dis non à la fatalité. J'envie l'équipe de foot de Suède si vous voyez ce que je veux dire !

RICARD BURTON : Quelle est le dernière fois que vous avez pleuré ?

BENOIT MAGIMEL : Il n'y a pas si longtemps, figurez-vous. J'ai multiplié mon âge. Par deux c'est encore possible. Par trois c'est inimaginable. Je suis un chevelu, pas un poilu.Ce qui veut dire que j'ai passé la moitié de ma vie sur terre. J'ai fait quelques trucs, je me suis reproduit. Mais fondamentalement, c'est le néant.

RICARD BURTON : Vous voulez venir dormir à la maison ? Ma femme vous fera du tapioca.







* Interview réalisée avec Benoît MagiMel Gibson
Par ricard burton - Communauté : Hétéro-friendly
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Vendredi 30 janvier 2009
RICARD BURTON : Monsieur Mahieux, nous vous connaissons pour vos actions syndicales mais on sait moins que vous avez prêté votre délicieuse chevelure à une célèbre actrice pour les laboratoires Garnier.

CHRISTIAN MAHIEUX* : C’est du passé. Me cassez pas les burnes avec ces conneries et venez pas me sortir non plus que j’ai fait quelques léchouilles à Carla Bruni lorsque j’avais mon groupe de rock alternatif ou que j’ai fait trempette dans Cambadélis. Ma carrière de rock star est derrière moi. Maintenant ce qui m’intéresse, ce sont les autres.

RICARD BURTON : Il se dit que ce sont les médias de droite qui, lors d’un casting, vous ont sélectionné comme épouvantail, capable d’assécher l’électorat du parti socialiste.

CHRISTIAN MAHIEUX : Ces merdeux n’ont pas voulu de moi. Si je peux donner un coup de main à la droite tout en aidant l’extrême gauche à passer la barre des 10%. Cela ne me gênerait pas de devenir le nouveau Bruno Mégret par exemple. Je me vois bien dans le rôle du fidèle lieutenant. Olivier a tout pour devenir le nouveau Le Pen, il en a la hargne.

RICARD BURTON : Vous voulez dire qu’il n’est pas passé chez Drucker par hasard ? Que le terrain médiatique qu’il occupe est balisé par le pouvoir ?

CHRISTIAN MAHIEUX : Ce que vous pouvez être con mon pauvre. Evidemment que le président et l’UMP peuvent étrangler le PS avec ce rottweiler profil caniche qu’est Olivier.

RICARD BURTON : Vous avez quelques conseils pour que les gens sortent de la crise ?

CHRISTIAN MAHIEUX : A part ne pas lire Libération qui sert la soupe aux dirigeants, qui donne envie de se passer la corde au cou en tentant de faire croire au chaos total par le biais de couvertures racoleuses ?

RICARD BURTON : Demain c’est l’anniversaire d’une de mes petites, vous pourriez venir faire une animation ? Cela pourrait mettre un peu de beurre dans vos épinards.

CHRISTIAN MAHIEUX : Cela dépend de son âge évidemment. Vous savez moi, si je peux faire plaisir à une jeune fille, pas la peine de me payer. Elle est jolie ?





* Interview réalisée avec Christian Camahieux
Par ricard burton - Communauté : Les chroniques de la meute
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Samedi 24 janvier 2009
RICARD BURTON : Monsieur Lefebvre. Vous avez été déclaré homme politique le plus sexy juste devant Michel Barnier et Luc Ferry par l’hebdomadaire Minute. Cela vous fait quoi ?

FREDERIC LEFEBVRE : Forcément cela fait plaisir. Les lecteurs de Minute ont bon goût. Cela change. La gauche avait le monopole des playboys. DSK, Hamon, Lang. Cela va enfin faire fermer leur gueule à mes détracteurs. Cela prouve que j’ai bien un rôle dans ce gouvernement. N’en déplaise à François-René de Chateaubriand.

RICARD BURTON : Il est pourtant mort depuis bien longtemps.

FREDERIC LEFEBVRE : Nous n’avons pas les mêmes sources mon cher, révisez vos infos. Et par exemple Hergé et les RG. Vous n’avez jamais trouvé ça étrange ?

RICARD BURTON : Claude Lelouch projette de vous faire tourner dans un remake de l’Atalante, à la place de Michel Simon. Vous confirmez ?

FREDERIC LEFEBVRE : Tout à fait. Sur ce coup là, vous êtes bon. Je m’engagerai sur ce film à partir du moment où Monsieur Lelouch me promettra de ne pas toucher à ma coupe de cheveux, à mes cravates, à ma femme.

RICARD BURTON : Le coming-out de Roger Karoutchi, vous en pensez quoi profondément ? Sans langue de bois.

FREDERIC LEFEBVRE : Je suis divisé. Je pense que c’est bien d’assumer sa maladie aux yeux du monde. J’imagine aussi que c’est un appel du pied à Bertrand Delanoë. S’il perd les régionales, il pourra toujours aller reposer son fessier sur le sommier du maire. Il sera bien là-bas. A quelques mètres du Banana. Je le vis déjà transpirer.

RICARD BURTON : Un de vos proches  a déclaré que vous viviez aux frais de la princesse. Que votre abonnement au Club Med Gym, vos séances de peeling quotidiennes, vos achats à M6 Boutiques étaient réglés par la République. C’est vrai ?

FREDERIC LEFEBVRE : Te faire jeter de toutes les rédactions de Paris ne t’as pas suffit ? Tu veux aussi bouffer de la moquette d’un Airbus fréro ? Laisse moi tringler ta femme et on oublie tes conneries. Va te faire!



* Interview réalisée Frederic Lefebvreakdance
Par ricard burton
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Mercredi 21 janvier 2009
RICARD BURTON : La légionellose après la légion d’honneur. En quelques jours, cela fait beaucoup dites moi.

ARNAUD LAGARDERE : Il me donne les clefs du pays en quelques sortes. Si jamais la surpopulation continue, je balance un peu d’agents infectieux et hop, on rase Mulhouse et Nancy par exemple. Je n’ai jamais aimé ces villes de l’est. Sauf celles très à l’est.

RICARD BURTON : J’ai bien cherché des choses sur vous pour préparer cet entretien mais à vrai dire, il n’y a pas grand chose. Vous n’avez pas fait de grandes études.

ARNAUD LAGARDERE : Mon cher Ricard, vous avez tout à fait raison. Je suis l’exemple même d’un type qui s’est fait tout seul. Non je ne sors pas d’une grande école. Je me suis fait tout seul. C’est ma grande fierté. Ce n’est pas évident de reprendre les rênes d’une compagnie familiale.

RICARD BURTON : Je vous vois un peu plus en joue aujourd’hui. Vous grossissez ?

ARNAUD LAGARDERE : Oui, j’ai remarqué que cela me donnait plus de poids auprès des employés, des clients. Surtout je me suis fait couper les cheveux par un type de chez Toni&Guy. Il est tellement gentil.

RICARD BURTON : Avec votre Team-Lagardère, vous comptez acheter tous les sportifs de la planète ?

ARNAUD LAGARDERE : Seuls ceux attirés par l’appât du gain, de la surexposition médiatique, les bonnes ou belles gueules. Les autres m’importent peu. Ceux à qui ils importent, m’importent peu, de la même manière. Comme vous d’ailleurs. Vous n’avez personne de plus intéressant à interviewer qu’un type comme moi ? Petit noiraud, va faire le gauchiste dans ta case. Attend que je tombe sur la gueule de ton pays !




* Interview réalisée avec Arnaud Lagarderrière
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Lundi 19 janvier 2009
RICARD BURTON : J’ai mis un peu de temps à vous recevoir, j’ai même hésité compte tenu que votre grand-père est co-fondateur des Editions de Minuit.

PIERRE LESCURE : Vous avez besoin d’un coup de main Ricard ?

RICARD BURTON : En plus du coup de verge que vous m’avez proposé backstage ?

PIERRE LESCURE : Ce que vous êtes taquin Richie.

RICARD BURTON : Le nouveau compagnon de Catherine Deneuve vous assigne en justice car, selon lui, vous avez détraqué quelques uns de ses systèmes d’évacuation. Vous pouvez nous expliquer de quoi il s’agit ?

PIERRE LESCURE : François Begaudeau est un petit arriviste de merde qui ne pense qu’à prendre le jouet des autres. Il cache bien ses prétentions au public. Mais la palme attribuée au film qu’il a écrit et dans lequel il joue est un cadeau des enfers. Ses ambitions ne connaissent plus de limites. Hier c’était le FC Nantes qu’il voulait, aujourd’hui c’est mon émission, mon ex-compagne et demain alors ? Le ministère de la Culture ? Pour ce qui en est de Catherine, oui je l’ai corrigé mais dites moi cher redresseur de torts, si vous attrapez une mycose au gland et que votre femme vous raconte que c’est parce qu’elle est allée au cinéma des Halles sans culotte, vous la croyez ? Ou vous avez envie de lui faire connaître le supplice du balais ? Et puis c’était il ya plus de dix ans. Il y a prescription.

RICARD BURTON : Est-ce que vous vous reconnaissez dans les programmes de Canal+.

PIERRE LESCURE : Je ne me reconnais que dans Clara Morgan, mon Ricounet. Ou sur des vieilles photos. A une époque où le stress ne me travaillait pas encore tout à fait. A une époque où je buvais modérément, ne connaissais pas la cocaïne. Depuis j’ai connu la fonction d’empereur. Les drogues ont usé mon foie, mon visage. Je ressemble à un corbillard qui aurait fait la plus grande cascade du monde. Pourtant je passe encore à la télé, les gens me donnent des responsabilités. Ils n’ont donc rien compris ?




* Interview réalisée avec Pierre Lescuredevinasse
Par ricard burton
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Jeudi 15 janvier 2009
RICARD BURTON : Monsieur Darroussin, qu’est ce qui vous a poussé à avoir confiance en vous malgré votre physique ennuyeux ?

JEAN-PIERRE DARROUSSIN : L’envie de bouffer…

RICARD BURTON : Pourtant vous venez de Courbevoie, une commune assez riche, triste, raciste.

JEAN-PIERRE DARROUSSIN : Laissez moi finir. L’envie de bouffer de la fesse. Tout en restant poli. J’ai vu mon père trop galérer, se faire rebuter par ses clientes. Avec mon statut, je me tape qui je veux.

RICARD BURTON : Et Catherine Frot alors ?

JEAN PIERRE DARROUSSIN : Elle connaît son petit Millet illustré.

RICARD BURTON : Vous militez pour que les homosexuels aient le droit de donner leur sang, pourquoi ?

JEAN PIERRE DARROUSSIN : Je me dis qu’une transfusion pourrait m’aider à connaître la diversité. Connaître ce que cela fait.

RICARD BURTON : Vous êtes finalement assez loin de l’image que le public à de vous. Petit intello, acteur exigeant, appartenant à une famille de cinéastes barbants. Vous jonglez aussi avec des films plus insignifiants comme le Cœur des Hommes.

JEAN PIERRE DARROUSSIN : Je ne vous suis pas sympathique donc ? Ma réussite en pollue plus d’un. Je comprends. Ceux avec qui j’ai fait mes études, laissé sur la route. C’est dur pour eux. Il y en a un qui est vendeur à la Fnac, lorsqu’il me voit, il m’évite. Un autre, ancien comédien qui a quitté Paris, soi-disant parce qu’il ne supportait plus la capitale et maintenant il fait du fromage de chèvre. Il doit me haïr à me voir queuter comme un dingue et à gagner ma vie à débiter du Guédiguian. Je vais tous vous baiser.





* Interview réalisée avec Jean-Pierre Darroussintenitouche
Par ricard burton
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Jeudi 8 janvier 2009
KARIN VIARD : Quelle joie d’être avec vous Ricard. Cela sent fortement la sueur dans cette pièce. Cela me rappelle noël.

 

RICARD BURTON : Comment expliquez-vous que les femmes de 30- 40 ans voient en vous une bonne copine ? Est-ce dû à votre profil de dindon ? Votre poitrine lâche ? Vos hanches de laitière du 18ème siècle ?

 

KARIN VIARD : Je suis un fantasme aussi pour beaucoup d’hommes.

 

RICARD BURTON : Vous avez été reconnue pour votre rôle dans « Haut les cœurs ». Il faut dire que vous jouez très bien la malade.

 

KARIN VIARD : C’est vrai et du coup par la suite, on ne m’a proposé que des rôles similaires. C’est chouette. Ainsi j’ai des cheveux soyeux.

 

RICARD BURTON : Pourquoi selon vous, plus on bat des records de températures basses et moins on parle des sdf ?

 

KARIN VIARD : Peut-être sont-ils tous morts ?

 

RICARD BURTON : Et le problème du gaz donc ?

 

KARIN VIARD : J’adore ceux de mon mari.

 

RICARD BURTON : Qui sont ceux qui ?

 

KARIN VIARD : Il y en a tellement Ricard. Ceux qui ne disent rien, vivent dans leur petit confort d’artiste de merde. Ceux qui parlent de morale. Ceux qu’on oublie dans la voiture en plein cagnard. Ceux qui mangent chinois et chient sur le communisme. Ceux qui veulent rentrer à tout prix dans un métro en oubliant les images de la déportation. Je continuerai bien ainsi pendant des heures Ricky mais j’ai le derrière qui me démange et j’ai cru comprendre que votre braquemard avait une exclusivité. Je file.

 

 

 

* Interview réalisée avec Karinadaptée

Par ricard burton - Communauté : l'art pour tous
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