YANNICK NOAH : Merci mon frère pour cette
invitation.
RICARD BURTON : Je voulais inviter Lilian Thruram. Mais depuis que je me suis envoyé sa grosse il veut ma peau. Je ne vous ai invité que parce que vous êtes camerounais.
YANNICK NOAH : C’est ce qu’on dit.
RICARD BURTON : Je ne comprends pas comment un fumeur de pétard qui fait de la pub pour des slips, chante deux ou trois conneries pieds nus et est noir de surcroît peut être le français préféré
des français ?
YANNICK NOAH : Ma fondation y est pour beaucoup. Les gens aiment bien les sentiments. Je ne suis pourtant pas un modèle de stabilité familiale. Mais je ne vais pas refuser ce prix Nobel
franco-français.
RICARD BURTON : Vous avez proposé avec quelques amis chanteurs dont Louis Chédid, d’aller marcher sur la Bande de Gaza si les conflits continuaient. Quelle est donc la nature de votre action
?
YANNICK NOAH : Me faire démonter, obtenir le rôle de martyr, me taper de la locale. Voudrais-tu te joindre à nous ?
RICARD BURTON : Pourquoi ne vous exilez-vous pas pour de bon ? Quelle est donc cette forme de « résistance » contre Sarkozy ?
YANNICK NOAH : L’opinion publique me dicte ce que je dois faire, qui je dois aimer, à quel moment. Je crois que n’ai pas totalement réussi à casser les chaînes. Je suis encore un esclave tu sais
Burton Moi mon gros, j’ai de l’argent et les français m’aiment parce qu’ainsi ils pensent qu’ils ne sont pas racistes. Amen mon frère.
* Interview réalisée avec Yannick à Needle Park
Par ricard burton
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RICARD BURTON : Comment se porte le Quai d’Orsay ?
BERNARD KOUCHNER : Ma foi plutôt bien. Je viens de demander à Philippe Starck une refonte totale de son intérieur. Je vais pouvoir y travailler encore plus comme un noir. Mon cher Ricard, je ne
vous vise évidemment pas. Vous connaissez mon attachement à l’Afrique, sa pauvreté, ses guerres.
RICARD BURTON : Comment expliquez-vous que ce continent soit devenue un tapis rouge pour les stars voulant faire croire en leurs bons sentiments ?
BERNARD KOUCHNER : Il y a aussi les politiques qui s’y pavanent et veulent faire croire qu’ils vont les aider. Mais c’est peine perdue, les africains ne veulent rien faire Ricard. Ce sont des
feignasses. Regardez-vous, regardez Rama Yade. Je lui souhaite de devenir une des cadres de chez JouéClub comme elle le désire. Là elle pourra s’exprimer comme elle le souhaite. J’ai gardé une de
ses dents dans mon parquet comme attestation de son ambition démesurée pour une fille de femme de ménages.
RICARD BURTON : Il se dit dans les couloirs que c’est vous qui avez balancé votre vieil ami Julien Dray.
BERNARD KOUCHNER : Le « Porco Rosso » n’a jamais été mon ami. Et puis enfin Ricard, un juif ne dénonce pas. Mais tout de même lui aussi aime bien les Patek Philippe, il en possède plusieurs. Cela
a quand même moins d’allure sur son poignet boursouflé que sur celui de Nicolas. Et puis, je ne sas pas d’où lui vient l’argent.
RICARD BURTON : Et avec la Reine Christine, ça va ? On dit qu’il y a de l’eau dans le gaz !
BERNARD KOUCHNER : Vous comprenez mon cher Ricard à force de se faire une tête à aller danser « Chez Moune », cela devient compliqué. Mais à part ça et le petit salé aux lentilles qu’elle me fait
tous les soirs et qui me rend malade chaque lendemain, tout va bien.
RICARD BURTON : Je vous trouve plutôt bonne mine.
BERNARD KOUCHNER : Maintenant oui mais regardez vos chaussures.
* Interview réalisée avec une Bernard-kouch-toi-là.
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THIERRY ARDISSON : Pourquoi avez-vous rechigné à me recevoir ?
RICARD BURTON : Avec la fin d’année chargée, j’avais préféré axer mon travail sur du social. Mais disons que vous avez une attachée de presse très
insistante et qui a le bras long Quai des Orfèvres. Forcément, cela fait peur.
THIERRY ARDISSON : Nous pourrions parler de mon dernier livre par exemple ?
RICARD BURTON : « Pomper sans se faire goaler » ? Pourquoi parlez-vous avec un langage qui n’est pas de votre génération ? Et que raconte
ce livre ?
THIERRY ARDISSON : Si vous n’aviez pas laissé filer vos enfants, vous parleriez comme eux. C’est ce que je fais. Mon livre ne parle pas de grand chose. Il
s’achète aux caisses des Franprix, avec les chewing-gums. Hachette est vraiment une maison d’édition formidable. Dommage qu’elle n’emploie que des cons.
RICARD BURTON : Vous dites à tire larigot que vous allez dans des boîtes échangistes. C’est pour choquer le bourgeois ? Paraître transgressif ?
Laissez votre femme à des paires reproductrices bien plus expertes que les vôtres ?
THIERRY ARDISSON : Je peux me laisser aller dans les bras de qui je veux. Je n’y suis pas moqué pour ma sexualité. Je m’y suis fait des amis pour la vie. La
plupart sont les parrains de mes enfants.
RICARD BURTON : Vous avez déclaré dans « Paris Boum Boum » : « Je ne vais pas tarder à arrêter ». Vous avez déjà une date ?
THIERRY ARDISSON : Je me suis demandé toute ma vie après quoi je courrais. Les cons ? La came ? La défonce ? La gloire ? La fortune ?
J’ai accédé à tout et je me retrouve toujours aussi con. Je ne suis pas satisfait, vous comprenez ? Tout ce que j’ai ne me sert à rien. Je ne cesse d’avancer vers l’inéluctable. Malgré les
traitements que je prends, les piqûres dans le cul. J’angoisse terriblement. Et malgré mes fortes croyances, cela me fait terriblement chier de ne pas pouvoir disposer de la fin de ma vie comme
je l’entends. Je manque parfois d’humilité. Tirez-vous Ricard. Je n’ai pas envie de m’en aller avec un noir face à moi. Un peu de pudeur.
* Interview réalisée avec Thierry chevillette, la bobinette cherra.
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RICARD BURTON :
Patrick Timsit, cela fait quoi de vieillir ?
PATRICK TIMSIT : Cela fait faire l’Emmerdeur.
RICARD BURTON : Pourtant vous aviez déclaré, entre autres, il y a quinze ans : « A force de lifting, Francis Veber ressemble aux fesses de ma mère ». Ou encore : « Les juifs aux Etats-Unis ils
ont Woody Allen et nous ici, nous avons Francis Veber. Forcément, cela file des complexes ». Vous ne regrettez pas vos déclarations ?
PATRICK TIMSIT : Je ne suis qu’un interprète. Personnellement, de mon show, je n’écris que le prix du billet des spectateurs.
RICARD BURTON : On se souvient de vous bien plus virulent. Avant vous vous attaquiez aux handicapés, maintenant c’est les portugais. Que nous vaut cette baisse de régime ? Le Bon Dieu vous
aurait-il puni ?
PATRICK TIMSIT : J’avais besoin d’attirer l’attention sur ma personne. Vous comprenez un petit gras avec les yeux globuleux, cela ne donne pas envie. Lorsque je me regarde dans la glace, j’ai
l’impression de voir un mouton. Maintenant que je suis connu, plus la peine de taper aussi fort sur les autres. Et puis c’est comme avec les noirs, je ne risque pas de procès avec les portos.
RICARDBURTON : Cela ne vous gêne pas que l’un de ceux qui écrit votre spectacle soir le petit ami de Ségolène Royal ?
PATRICK TIMSIT : Pas du tout puisqu’il m’a laissé le droit d’y goûter. C’était pareil avec la fille Choron. Malgré les chtouilles successives, je ne suis pas rancunier.
* Interview réalisée avec Patrick sisit plus loin le clebs.
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RICARD BURTON : Brice Hortefeux, pour commencer, il faut absolument que je sache ce que vous mettez sur votre visage pour avoir un tel grain de peau ?
BRICE HORTEFEUX : Moi qui pensais que vous alliez me rouquiner, je suis flatté. Je mets le masque N°7 de Guerlain.
RICARD BURTON : N’avez-vous pas peur que votre ralliement à Olivier Besancenot ne lui nuise ?
BRICE HORTEFEUX : J‘ai évidement étudié la question. Dès demain je me rase le crâne. Je laisse tomber le Barbour, les Church, et je m’habille en Célio ou au Secours Populaire si Olivier me le
demande.
RICARD BURTON : Pourquoi avoir quitter le gouvernement ?
BRICE HORTEFEUX : Parce que j’en avais marre d’être la caution fauve du Président. Mais aussi parce que cette crise mondiale m’emmerde profondément. Ca y est, maintenant qu’elle est là, tous les
idiots ont trouvé le prétexte parfait pour licencier à tours de bras. Les charrettes, les dépôts de bilan, les faillites morales, la déroute : tout devient justifiable. C’est la faute à la crise,
c’est normal. Je voudrais aussi tirer mon chapeau aux journalistes qui font un véritable travail de sape. Nous sommes rentrés dans une phase d’imbécilisation irréversible. Mention spéciale à
Direct8 qui nous prend tous pour des cons.
RICARD BURTON : Que nous vaut ce brusque revirement ?
BRICE HORTEFEUX : Je suis allé trainé mes guêtres au Cameroun. J’y ai acheté une femme au marché des esclaves. Elle est devenue mienne. Elle m’a fait découvrir la douceur, l’humanisme. C’est
votre mère Ricard.
RICARD BURTON : Papa ?
* Interview réalisée avec Brice Hors d’ici
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Vendredi 28 novembre 2008
RICARD BURTON : Romain bonjour. Votre engagement dans l’humanitaire ?
ROMAIN DURIS : C’est Vincent Elbaz qui m’y a inscrit pour me faire de la pub. J’ai juste choisi la discipline et le pays. Le tien. Négro.
RICARD BURTON : Le fait d’avoir l’étiquette d’acteur « commerce équitable » ne vous donne pas le droit de me négrifier je vous signale.
ROMAIN DURIS : Caramba la meringue au chocolat !
RICARD BURTON : Pourquoi vous êtes vous-fait recoudre le derrière ?
ROMAIN DURIS : Besoin de prendre du poids.
RICARD BURTON : Vous êtes prognathe pour ?
ROMAIN DURIS : Jouer le rôle d’un vieux qui a tué sa femme et l’a cachée dans sa mâchoire toute sa vie.
RICARD BURTON : Votre collaboration avec Cédric Klapisch se terminera quand ?
ROMAIN DURIS : D’ici peu. Ses derniers bilans sont médiocres.
* INterview réalisée avec Romain Durikiki
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Vendredi 21 novembre 2008
RICARD BURTON : Quelle est votre première pensée lorsque vous posez votre pied par terre ?
VINCENT LINDON : Je pense surtout à rassembler mes forces pour ne pas me jeter du haut de mon duplex.
RICARD BURTON : Vous avez une vie compliquée ?
VINCENT LINDON : Non mais j’aimerais bien. Pour cela je consulte.
RICARD BURTON : Un psychiatre ?
VINCENT LINDON : Non un conseiller d’orientation. Moi aussi j’arrête le cinéma, n’en déplaise à mes fans. Je vais me mettre au chômage. Je veux devenir le
chômeur le plus connu de France dans un premier temps, je m’attaquerai au reste du monde si cela m’est demandé.
RICARD BURTON : Que voulez-vous prouver aux gens ?
VINCENT LINDON : Déjà que la moustiquaire a gommé pas mal de mes défauts. Ensuite, je veux prouver qu’être chômeur n’est pas si compliqué. Aller au bar,
réclamer ses droits, retourner au bar, faire des grilles de loto, faire les courses, retourner au bar et se faire payer des coups, s’endormir l’esprit libre.
RICARD BURTON : Vous n’avez pas peur de vous faire prendre au piège ?
VINCENT LINDON : Je ne pense pas. Je veux juste montrer qu’être chômeur est enviable. Il faut arrêter de tout tirer vers le bas et de montrer les chômeurs
comme des rats, des bons à rien, des dépressifs, des gens qui battent leur femme, des racistes. Ils passent leur temps à ne rien faire et du coup, ils sont jalousés. J’ai décidé de les rejoindre
au lieu de rester aigri comme vous Ricard. C’est vous les branleurs.
* Interview réalisée avec Vincent Dindon
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Vendredi 14 novembre 2008
RICARD BURTON :
George Clooney, pourquoi avoir rebaptisé cette journée du 15 Novembre, journée pour l’inceste ?
GEORGE CLOONEY : Parce qu’il en faut en finir avec ce tabou. Je m’en suis remis et aujourd’hui je vois que ceux qui n’en ont pas bénéficié vont plus mal que moi.
RICARD BURTON : C’est à dire ?
GEORGE CLOONEY : Les femmes passent leur vie à chercher dans leurs partenaires, leurs pères. Pourquoi ne pas y aller franco ? Je suis, cependant, pour l’acceptation. Pas de violences, hein !
RICARD BURTON : Quels sont les bienfaits sociaux que cela pourrait apporter ?
GEORGE CLOONEY : C’est très simple, vers cinquante-cinq ans, pour les plus chanceuses, les femmes rentrent dans une période de récession physique irréversible. Plus personne n’en veut et c’est la
misère sexuelle. Je vous passe les détails. Plus personne n’en veut sauf leur père. Veuf, divorcé, en maison de retraite ou faisant la sortie des écoles, le vieux se verrait bien refaire sa vie
avec celle qu’il a élevée…
RICARD BURTON : … et du coup, la canicule de 2003 et tous ses morts ne serait plus envisageable. Vous me donnez des idées pour mon père George. Même s’il a un peu forci, il est bel homme.
* Interview réalisée avec George Clownette
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Mercredi 12 novembre 2008
MICHEL ONFRAY : Je vous remercie Ricard de me recevoir.
Ceci étant dit, il me paraissait plus pressé pour les gens de me lire que Marc Levy.
RICARD BURTON : Marc Lévy est un ami. Il n’est pas rare que j’aille partager un falafel avec lui le dimanche rue des Rosiers. Et je trouve qu’il a fait de sacrés
progrès stylistiques depuis qu’il écrit lui même ses titres.
MICHEL ONFRAY : N’était-ce pas hors de vos principes de vous acoquiner avec les faibles ?
RICARD BURTON : Justement c’est la raison pour laquelle vous avez voulu m’envahir aujourd’hui. A l’approche des grands froids, les SDF vont se retrouver à lutter
encore plus durement.
MICHEL ONFRAY : Oui enfin, ce n’est pas de ma faute. Il faut arrêter de faire croire aux gens que cela peut leur arriver. Ils ne dégringoleront que s’ils l’ont
décidé. Comprenez Ricard, pour devenir clochard, il faut le désirer. C’est un état d’esprit, c’est inscrit dans les gènes. Certains rejoignent la LCR, d’autres optent pour la rue.
RICARD BURTON : Et les enfants de Don Quichotte ?
MICHEL ONFRAY : Oui je vois à peu près, c’est une marque de slips, n’est ce pas ? Non sérieusement Ricard je n’ai aucune compassion pour cette espèce de grande
folle qui s’agite dans tous les sens pour faire croire aux français qu’il fait avancer les choses. Il n’est qu’un épouvantail médiatique. Pendant ce temps là, les rues se remplissent,
les nationalités sont de plus en plus diverses et personnellement je n’ai pas envie d’aider des gens irrécupérables et qui puent.
RICARD BURTON : Vous avez une solution pour venir à bout de ce problème ?
MICHEL ONFRAY : A part foutre tout le monde dehors ?
*Interview réalisée avec un Michel Onfray en titane
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