RICARD BURTON :
Si vous étiez un mets ?
VINCENT CASSEL : De l’huile bien sûr. J’adore m’en mettre sur le corps et marcher nonchalamment à Paris Plage.
RICARD BURTON : Si vous étiez une ville ?
VINCENT CASSEL : Nuremberg pour la poésie qu’elle dégage.
RICARD BURTON : Si vous étiez un film ?
VINCENT CASSEL : Le Secret de Brokeback Mountain.
RICARD BURTON : Si vous étiez une légende ?
VINCENT CASSEL : Ma nounou me lisait l’histoire de Sodome et Gomorrhe quand j’étais petit, j’aimais bien.
RICARD BURTON : Si vous étiez un oiseau ?
VINCENT CASSEL : Un gros condor.
RICARD BURTON : Si vous étiez un air ?
VINCENT CASSEL : D’autoroute.
RICARD BURTON : Et enfin si vous étiez un endroit ?
VINCENT CASSEL : Anvers.
*Interview réalisée avec un Vincent Cassel couleur menthe à l'eau
Par ricard burton
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RAMA YADE
: Je ne peux pas croire que vous ayez finalement décidé de m’inviter.
RICARD BURTON : Pourquoi me regardez-vous ainsi ?
RAMA YADE : Parce que je vous trouve extrêmement séduisant.
RICARD BURTON : Ce sont mes longues mains qui vous donnent envie ?
RAMA YADE : Disons qu’elles contribuent à déployer toute une série de phantasmes que je pourrais avoir à votre égard.
RICARD BURTON : Vous savez que tout ce que vous dites actuellement sera retranscrit ? Rien n’est off avec moi.
RAMA YADE : J’espère que tout est évidemment on. Je crois que nous devrions nous reproduire mon cher Ricard. Vos glandes sudoripares ne cessent d’appeler mon cornet nasal à leurs côtés.
J’aimerais que nous ayons une ribambelle d’enfants qui seraient le symbole de nos jeux sexuels incessants. Ricard je vous désire depuis le jour où mes parents ont acheté votre mère à un marché
d’esclaves. Je la voyais embrasser votre photo chaque soir avant d’aller coucher sur la paille dont nos vaches réduisaient l’épaisseur à chaque instant. Souvent je surprenais ma main glisser et
souhaitais qu’il s’agissait de votre centre de reproduction. Faites moi des photocopies de vous Ricard, je vous en conjure.
RICARD BURTON : Comment expliquez-vous qu’il aura fallu attendre tout ce temps et surtout un gouvernement de droite pour qu’une femme noire ait un poste à responsabilités ?
RAMA YADE : Vous verrez qu’à la fin de son mandat, le Président de la République aura un bilan pas si de droite que ça. Il est bien plus à gauche ou au moins au centre qu’il ne le dit. Le monde
entier est de droite de toutes les façons, mise à part quelques régimes dictatoriaux ci et là. Il essaie de se dépatouiller de l’image de son prédécesseur mais au fond de lui, il l’admire
énormément. Et pour répondre entièrement à votre question, je suis à ce poste car je parle bien, je présente bien, je ne suis pas moche, tout le monde me trouve désirable. Je suis une putain de
belle femme, tout le monde voudrait croquer de ma poire mais et vous Ricard ?
RICARD BURTON : Je suis à deux doigts de devenir le joker du joker du journal de TF1, je n’aimerais pas annihiler mes chances pour une histoire de baisouille sans intérêt. Je vous trouve jolie
certes, mais je préfère ma femme.
RAMA YADE : Pauvre petit crouton rassis, ce n’est pas comme ceci que vous finirez à présenter le 19/20 sur France 3 régional. Un coup de fil de ma part et vous accédiez à la fonction suprême.
Vous pouvez ranger votre bazar Ricard, je l’ai assez vu.
* Interview réalisée avec Rarama Yayade, fan de la secrétaire d'Etat.
Par ricard burton
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RICARD BURTON : Bonjour André Dussolier, si vous étiez un
mort ?
ANDRE DUSSOLIER : un angle.
RICARD BURTON : Si vous étiez une pourriture ?
ANDRE DUSSOLIER : Une carie. J’aime bien car cela me permettrait de donner mauvaise haleine.
RICARD BURTON : Si vous étiez un handicapé ?
ANDRE DUSSOLIER : Sans hésiter je dis Laurent Joffrin. En plus chez lui c’est dégénératif.
RICARD BURTON : Si vous étiez un pays ?
ANDRE DUSSOLIER : La Guinée-Bissau parce qu’elle voit passer des trucs pas nets et personnellement cela me manque un peu de me mettre en danger.
RICARD BURTON : Si vous étiez une fin ?
ANDRE DUSSOLIER : Celle de la paix, cela aurait au moins le mérite d’éloigner l’hypocrisie un certain temps.
RICARD BURTON : Si vous étiez un acteur ?
ANDRE DUSSOLIER : Je ne vois pas.
RICARDBURTON : Si vous étiez une femme ?
ANDRE DUSSOLIER : Simone Veil afin de lui faire réparer les bêtises dont nous payons tous le prix aujourd’hui.
RICARD BURTON : Si vous étiez une naissance ?
ANDRE DUSSOLIER : Celle d’un virus, j’adore les découvertes scientifiques.
RICARD BURTON : Et enfin, si vous étiez un livre ?
ANDRE DUSSOLIER : Ma biographie.
*Itw réalisée avec un André Dussolier en étain.
Par ricard burton
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JOEY STARR : Je te mettrais bien un coup
de semelle dans ta face.
RICARD BURTON : Parce que je vous ai dit qu’il m’arrivait de lire « Elle » de temps en temps ?
JOEY STARR : Non parce que je sens que tu es venu chercher la merde.
RICARD BURTON : Non je suis venu me renseigner sur votre journée de soutien pour l’économie : Plante ta meuf si tu ne veux pas qu’elle latte ton compte. A quel degré devons-nous prendre cette
action ?
JOEY STARR : Je n’en connais qu’un de degré moi. Tu crois que quand mon père il me mettait des coups de grille-pain sur les jambes il se disait : tiens, là j’ai cogné au second degré. Le second
degré mon gros c’est pour les baltringues qui avalent leurs glaires comme ils lisent des bouquins. Rapidement et juste pour étaler leur culture à la con. Quand je dis qu’il faut latter sa meuf,
après les gens ils font ce qu’ils veulent… mais moi je considère que toute cette merde qui arrive, c’est la faute des grosses. Regarde, tu te mets avec une nana, faut la sortir. Après, si tu la
kiffes, faut la marier et fatalement elle va vouloir un chiard. Toi qu’est ce tu fais si tu veux pas d’une grosse qui aboie toute la journée ? Tu casques, tu rinces, et tu te fous des crédits sur
le dos.
RICARD BURTON : La reformation de NTM va faire long feu ?
JOEY STARR : Je ne suis pas certain que nous pourrons accepter très longtemps d’avoir des pubards dans notre public, des gens qui viennent s’encanailler sur « Pose ton Gun » et après vont boire
des coups dans le Marais, ça me donne des varices aux couilles.
RICARD BURTON : Y aura-t-il au moins un album studio ?
JOEY STARR : Nous avons prévu de sortir un Rest-off avec tous les trucs qu’on n’a pas finis ou qu’on a commencés avec 10 grammes de rhum blanc dans le sang.
RICARD BURTON : Cette bio écrite avec Philippe Manœuvre il y a deux ans, c’était une sorte de provocation non ?
JOEY STARR : Pas du tout et pour deux raisons. Primo le type avait besoin d’un peu de lumière à un moment où tout le monde le prenait pour un naze. Et franchement j’aurais bien l’aimé avoir comme
grand-père.
RICARD BURTON : Un concessionnaire vous aurait proposé une place au Père Lachaise si jamais vous vous faisiez sauter le caisson avant vos quarante-cinq ans. Ainsi il pourrait décongestionner
l’accès à la tombe de Jim Morrison. Qu’avez-vous répondu à son offre ?
JOEY STARR : Je me mets ce qui me faut dans les veines. Le reste ne te regarde pas.
RICARD BURTON : Dan un classement à paraître prochainement dans « Le Journal du Dimanche », vous êtes la personnalité N°1 à laquelle les français aimeraient mettre des coups de coudes sur la
cloison nasale mais ne le font pas car vous leur faites peur. Vous avez conscience de votre image d’Anthony Delon des cités dortoirs ?
JOEY STARR : Bien sûr que oui et je fais tout, chaque jour pour m’améliorer. Je prends des cours de caressage. J’apprends à parler aux femmes sans les mains, je prends des cours de harpe.
RICARD BURTON : Et l’adaptation de la vie de Phil Collins en comédie musicale avec vous dans le rôle-titre, c’est toujours d’actualité ?
JOEY STARR : Ta gueule négro.
* Itw réalisée avec le Joey Starr coréen
Par ricard burton
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Vendredi 26 septembre 2008
RICARD BURTON : Vous tournez tellement Clovis qu’il est
difficile d’arriver de vous avoir. Surtout que vous préférez aller chez mes collègues exhiber votre barbaque.
CLOVIS CORNILAC : Vous trouvez aussi que je suis bien fait ?
RICARD BURTON : Je vous préviens, je ne mange pas de ce pain là. Mes traits fins me confèrent une sexualité qui n’est pas mienne. Je voulais juste dire que vous vous étalez dans beaucoup
d’émission avec ce corps raboté. Vous tournez tellement Clovis que je me demande si vous avez le temps de lire les scénarios des films que vous faites ?
CLOVIS CORNILLAC : Pour ça j’ai des assistants auxquels je fais une totale confiance. Ils ne m’ont jamais déçu. Est-ce que vous pouvez me citer un seul mauvais film que j’aurais fait ?
RICARD BURTON : Je n’ai pas toute la journée non plus… comment vivez-vous avec cette étiquette que certains journalistes vous collent facilement : le nouveau Gérard Depardieu ? Le seul point
commun c’est que vous faites actuellement des films aussi mauvais l’un comme l’autre. Nous aimerions bien voir des Pialat ou des Ferreri apparaître dans votre filmographie, ce sera possible un
jour ?
CLOVIS CORNILLAC : Jamais entendu parler de ces connards. Moi ce que je veux, c’est alterner le film d’auteur avec le film populaire et les comédies françaises. Hollywood ne m’intéresse pas.
RICARD BURTON : Cela tombe bien, ils ne vous ont jamais appelé il me semble.
CLOVIS CORNILLAC : Par contre Washington oui puisque Sarah Palin m’a appelé pour que je la soutienne. Je n’ai pas hésité. C’était aussi un moyen pour moi de dire à ces acteurs hollywoodiens
prétendument gauchistes qu’il faut des couilles pour faire ce qu’elle fait. Est-ce que vous croyez franchement que les types du middle-west vont voter pour un noir ? Vous Ricard par exemple, je
suis persuadé que vous voteriez pour ce type, exclusivement parce que vous le trouvez mignon.
RICARD BURTON : Vous êtes têtu dites moi .
CLOVIS CORNILLAC : Et de citer cette revue, cela ne sort pas de nulle part.
RICARD BURTON : Certaines mauvaises langues prétendent que ce n’est pas vous qui tournez dans vos films. Qu’en pensez-vous ?
CLOVIS CORNILLAC : Je réponds que ce sont des cascades de merde. Evidemment que je fais tout, même si parfois je fais appel à ma mère pour certains plans, ceux des mains surtout.
RICARD BURTON : Malgré le navrant naufrage de Poltergay, vous allez retourné avec Eric Lavaine son réalisateur désastreux qui fait partie de cette vague épidémique en provenance de Canal+.
Pourquoi vous entêter à patauger dans la médiocrité ? Il faut être sacrément demeuré pour éventuellement penser arriver à sortir quelque chose de ce réalisateur limité.
CLOVIS CORNILLAC : Vous vous jetez sur moi Ricard mais tout de même je trouve que Jean-Paul Rouve n’est pas en reste. J’ai décidé de rempiler avec Eric Lavaine parce que je n’ai pas envie d’avoir
sa disparition sur la conscience.
RICARD BURTON : Il paraît que vous devriez interpréter un personnage d’Amélie Nothomb prochainement, il s’agira duquel ?
CLOVIS CORNILLAC : Vérifiez vos fiches mon cher Ricard car c’est Amélie Nothomb elle-même que je vais interpréter. Le césar me passe trop souvent sous le nez alors avec mon agent nous avons
décidé de mettre les bouchées doubles. Bon Ricard je dois filer chez l’esthéticienne me faire faire le maillot pour le rôle justement, mes amitiés à votre grosse.
* Interview réalisée avec un Clovis Cornillac en craft
Par ricard burton
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Mercredi 24 septembre 2008
BRUCE TOUSSAINT : Je vous préviens tout de suite Ricard, si j’ai posé mes fesses sur le tabouret d’interview, c’est simplement parce que vous avez menacé de vous en prendre à
ma fiancée.
RICARD BURTON : Pourtant avec un prénom comme le vôtre, Bruce, nous sommes en attente d’une toute autre attitude.
BRUCE TOUSSAINT : Mais pourquoi vous en prendre à moi ? il y a des gens bien plus intéressants que moi surtout aujourd’hui. Il y a Christophe Barratier par exemple. J’ai vu son film en
avant-première et il mérite bien plus la Palme d’Or que le téléfilm sur l’arche de Noé qui a gagné. Mais il est certain que si Sean Penn passe son temps devant Sundance Channel, alors Entre
les Murs a dû lui apparaître comme une oeuvre révolutionnaire. Sérieusement Ricard, moi je ne donne que des interviews à VSD. Mon agent a insisté que je vous vois parce que vous
êtes noir et en délicatesse avec le kkk.
RICARD BURTON : Quel est le bilan de votre premier mois à la tête de l’Edition Spéciale ? Surtout, comment faites-vous supporter vos chroniqueurs ? Et comment faites-vous pour vous
supporter mutuellement ? Car on a beau taper sur plein d’autres émissions, celles que Canal+ produit donnent envie de regarder la TNT.
BRUCE TOUSSAINT : Personne ne vous oblige à nous regarder vous savez ? Vous devez avoir certainement beaucoup d’énergie à perdre mon pauvre. La reprise s’est bien passée. Il est certain que
prendre la relève d’un lémurien breton n’a rien de très compliqué. Ce qui l’a été par contre, c’est ce combat permanent entre Ariel Wizman et moi. Deux beaux gosses dans une même émission, c’est
sûr qu’il n’y a pas trop de place. Mais notre physique avantageux n’est pas le seul problème, il est par exemple capable de vous rendre le travail de Nan Goldin absolument insupportable. Ce type
est le fruit d’un pâté de maison du 6ème arrondissement de Paris.
RICARD BURTON : A ce rythme là, vous vous rapprochez de la case du soir. Un petit access, cela ne vous tenterait pas Bruce ?
BRUCE TOUSSAINT : Denisot a eu une image un peu plus crue que vous Il a dit en parlant de moi: « On dirait un petit marcassin sur une surface huilée, j’espère bien qu’il ne m’entraînera pas
dans sa chute ». J’ai bien pensé le traîner devant les tribunaux mais à quoi bon donner de l’importance à une phrase qui m’a été rapportée par le petit ami d’une stagiaire ? Peut-être
voulait-il se venger ? Mais bref le principal c’est qu’aujourd’hui j’accède à une nouvelle notoriété, tant et si bien que je vais tourner une pub pour Tahiti Douche.
RICARD BURTON : Vous y ferez quoi ? Mannequin ?
BRUCE TOUSSAINT :Bien sûr, je prendrai une douche à l’Aquaboulevard. Vous verrez aussi mon corps placardé en 4 par 3 dans toutes les villes. Les noirs comme vous Ricard très bien, il y a eu une
percée mais et les gras ? Nous avons quelques représentantes mais des hommes ? Bruno Gaccio dit de moi que j’ai l’air d’une limace diabétique lorsque je danse, vous trouvez ça normal ? Faut
arrêter avec les ventres plats, les petits culs…. Nous sommes en train de devenir une nation obèse. Allez à la sortie des écoles, vous verrez qu’il y a clairement une Bruce Toussaint-mania.
RICARD BURTON : On vous sait très actif sur Facebook. Que pensez-vous du réseau ?
BRUCE TOUSSAINT : Je vois ça essentiellement comme une perte de temps prodigieuse. Cela permet aussi à des branleurs de votre genre d’être en relation avec d’autres branleurs. Je trouve déprimant
tout l’amas de gens qui vous polluent l’air avec leurs vidéos de merdes. Vous pouvez pas savoir le nombre de sombres conneries que je reçois. Pour ce qui est des textes, je ne vous en parle
même pas, c’est pire. Pour répondre à votre question je pense que ce réseau est la vitrine de la misère intellectuelle mondiale. Bon Ricard, je dois vous laisser, j’ai mal au ventre.
* Interview réalisée avec le Bruce Toussaint en pastèque
Par ricard burton
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Vendredi 19 septembre 2008
RICARD BURTON : Michel Denisot bonjour, je vous reçois
aujourd’hui car il paraît que Châteauroux, votre ville natale, devrait être bombardée pour une trop grande présence de dégénérés au mètre carré. Votre célébrité n’a rien pu faire pour arrêter ce
massacre annoncé ?
MICHEL DENISOT : Je viens d’une ville voisine et si vous voulez mon avis elle devrait être rasée aussi. Je suis en pourparlers avec un élu pour qu’une bombe à fragmentations vienne remettre de
l’ordre dans mes contrées. Nous sommes en train de rassembler tous les habitants dans la mairie en prétextant une fête et lorsqu’ils seront tous en train de danser, au moment où ils l’attendent
le moins, bing une bonne explosion et nous n’en parlons plus. Vous comprenez Ricard, certains gènes ne doivent proliférer sous aucun prétexte.
RICARD BURTON : Peut-on espérer vous voir partir avec l’eau du bain ?
MICHEL DENISOT : C’est effectivement une question légitime car je représente un danger exponentiel. Il est prévu que je m’autodétruise quand ma mission télévisuelle touchera à sa fin. Mais d’ici
là, je promets de ne pas me reproduire. Ma femme ne peut plus et je ne touche plus aux stagiaires. Nous les avons toutes engagées avec des MST pour prévenir un de mes coups de folie.
RICARD BURTON : Justement pour parler de télévision. Votre émission Le Grand Journal, bat des records d’audiences jour après jour. Vous êtes finalement parvenu à recréer l’esprit, ou en tout cas
l’engouement qu’il y avait à l’époque de Nulle Par Ailleurs. Ce que personnellement je ne comprends pas.
MICHEL DENISOT : Qu’est ce que vous ne comprenez pas Ricard ? C’est très simple pourtant. Avec mon producteur asiatique, nous nous sommes demandés comment redonner le sourire à une tranche
horaire dépressive. Nous sommes allés rue Saint-Honoré, dans le 8ème arrondissement de Paris aussi et nous nous sommes postés devant les terrasses de café, les magasins à la mode, les sorties de
boîtes de nuit et nous avons repéré les gens les plus représentatifs physiquement du monde parisien. Ensuite nous leur avons fait passer un test de Q.I.I qui est un test de quotient intellectuel
inversé.
RICARD BURTON : Comment vous est venue l’idée d’avoir l’ex beau-fils de notre ex-président François Mitterrand ?
MICHEL DENISOT : Vous savez bien que Canal est une chaîne historiquement à gauche et que ce qui liait André Rousselet à François Mitterrand allait au-delà de l’amitié naïve. Et puis nous avions
envie de donner un coup de pied dans la fourmilière. Avoir Ali Baddou à nos côté est un acte de résistance de nos jours. En plus, du fait de sa bêtise évidente, cela complique encore plus la
tâche de le garder. C’est comme Ariane Massenet, elle ne sert strictement à rien, elle est notre caution laideur. Comme tous d’ailleurs. Vous savez nous faisons une émission de vulgarisation de
la vulgarité, rien de plus. N’allez pas chercher midi à quatorze heures. Pas la peine de nous tombe dessus Ricard. Allez vous attaquer à Michel Onfray si vous en avez le courage. Lui, il paraît
que c’est une vraie ordure ménagère, parole de rom.
RICARD BURTON : Vous donnez du grain à moudre à Laurent Ruquier en vous exprimant ainsi Michel.
MICHEL DENISOT : Vous savez comme moi que Ruquier est un frustré du slip voyons Ricard. Et puis il est comme vous, il rêverait de venir travailler à mes côtés. Des gens comme vous, nous envoient
leurs CV à tour de bras, vous êtes pathétiques. Vous me donnez le gerbillon et je ne dis pas ça parce que vous êtes camerounais, rangez votre planche cloutée tout de suite mon ami.
RICARD BURTON : Que peut-on vous souhaiter de bon pour les mois à venir ?
MICHEL DENISOT : Rien vous savez, je suis en pilote automatique jusque la fin de la saison. Cela m’évite d’avoir à souffrir les conneries de mes chroniqueurs. Je ne suis qu’un passe plats dans
cette émission. Je rigole aux blagues de mes collègues et cela donne l’illusion que ce qu’ils disent est drôle et impertinent. Maintenant, si quelqu’un pouvait m’extraire de ce cauchemar sans
faire de bruit, ce serait vraiment formidable. Mais tout de même il faut noter une bonne chose, Louise Bourgoin l’ex miss ordinaire, qui avait plus sa place sur Direct 8 est partie faire du
cinéma. C’est ce qu’elle croit tout du moins. Vous me comprenez Ricard n’est ce pas ? Ricard ? Vous êtes toujours là ?
*Interview réalisée avec le cascadeur de Michel Denisot
Par ricard burton
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