Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 19:16

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RICARD BURTON : Mathieu Kassovitz, une fois n’est pas coutume, vous avez réussi à faire parler de vous suite à une nouvelle diarrhée verbale. Ce besoin de publicité, était-il lié à la sortie en DVD de votre dernier film « L’Ordre et La Morale » dont personne n’a entendu parler à part ses producteurs ?

 

MATHIEU KASSOVITZ : Je veux juste me rappeler aux bons souvenirs des mecs de banlieue. Ce n’est pas parce que je vis dans le septième arrondissement de Paris, que je fais mes courses au Bon Marché, que je m’habille chez l’Eclaireur et que je roule dans un Range Rover Sport 5.2 jaune que j’ai oublié d’où je viens.

 

RICARD BURTON : Et vous venez d’où pour contenir tant de rage dans un corps si rabougri ?

 

MATHIEU KASSOVITZ : Je viens de Paris, mais je viens du Paris qui a mal… du Paris qui se souvient et qui n’oubliera jamais. Je viens du Paris de Charonne, du Paris d’Hilton. Je n’ai pas besoin de m’exprimer avec des fautes d’orthographe, faire parti d’une bande de lascars, pour dire que je soutiens mes frères de galère, ceux qui vivent dans la misère.

 

RICARD BURTON : Vous avez fait diverses déclarations sur Twitter, toutes plus inquiétantes les unes que les autres. Par exemple lorsque vous dites : « Je m’en fou des Césars… je devrais faire des films plus simples ». Vous êtes sérieux ? Comment faire pourtant plus simple que Gotika ? Plus primitif que Babylon A.D ? Plus superficiel que Les Rivières Pourpres ?

 

MATHIEU KASSOVITZ : Je veux être vu par le plus grand nombre et comme le plus grand nombre est un sac à foutre alors je fais des films dont le scénario tiendrait dans un Kinder Surprise pour ne pas semer le plus grand nombre celui qui, par exemple, croit qu’en votant à gauche aux prochaines élections, que leur vie sordide changera.

 

RICARD BURTON : Certains critiques parlaient de vous comme le prochain Spike Lee, le nouveau Scorsese. Comme nous, vous y avez cru ou vous avez été toujours lucide concernant vos réelles capacités à n’incarner finalement que la doublure lumière blafarde de ces réalisateurs suscités ?

 

MATHIEU KASSOVITZ : Je n’ai jamais entendu parler de ces mecs dont vous tchatchez. Ils font quoi ? Des films d’entreprise ? Ils vendent des ceintures dans le sentier ?

 

RICARD BURTON : Pour revenir à vos déclarations fracassantes sur Twitter, vous avez aussi dit que vous enculiez tout le monde à part quelques noms dont celui de Sylvie Testud qui, quand on voit ne serait-ce que l’affiche de son nouveau film, très Marionnaud et son casting, n’a pas hésité à vous enculer bien à sec en vous faisant apparaître dans un nouveau navet à ajouter à votre filmo. Pourquoi donc vous amusez-vous à suivre la courbe de la crise financière en vous enfonçant vous aussi dans les abysses de l’indigence ?

 

MATHIEU KASSOVITZ : Et quid de Vincent Cassel ? Il fait quoi aujourd’hui à part engrosser son gnocchi de sa blanche farce phosphorescente ? Notre génération, celle des casseurs, elle est sacrifiée. Il faut faire de l’art comme on rentre dans la Résistance, à quinze ans. Après on s’émousse, on s’embourgeoise, on ne vit que pour la glorification du plus fort. Je pensais avoir des choses à raconter mais après La Haine, je me suis rendu compte que là où je m’exprimais le mieux, c’était sur Skype où je rigole bien avec mon pote Jean-François Copé. On traite tout le monde de pédé, c’est relax. On se fend bien la nouille.

 

RICARD BURTON : Vos prochains projets tourneront autour de quoi ?

 

MATHIEU KASSOVITZ : J’aimerais faire un remake de Barry Lyndon.

 

 

* Interview réalisé avec Mathieu Kassolette

Par ricard burton - Communauté : blog culture
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 15:54

arnaud-lagardere-sexy-jade-foret-1.jpgRICARD BURTON : Arnaud Lagardère, vos détracteurs les moins féroces disent volontiers que vous avez la grâce d’une animation Dreamworks.

 

ARNAUD LAGARDERE : Vous savez mon bon Ricard, le plus intelligent de tous, à mon avis, c’est celui qui au moins une fois par mois se traite lui-même d’imbécile. Et de se côté là je remplis allègrement mon quota. Même le miroir de ma salle de bain ne supporte plus mon reflet.

 

RICARD BURTON : Vous êtes en train de faire de l’entreprise solide de votre père, une sorte de parc à thèmes où règnent strass, paillettes et gomina. Votre légitimité, vous n’avez pas le sentiment de l’avoir diluée dans une téquila sunrise ?

 

ARNAUD LAGARDERE : Je peux convenir que mes décisions peuvent provoquer des AVC chez certains. Ce n’est pourtant pas pour cela qu’une fois que la jalousie les aura étouffée que j’irai plonger mes doigts dans leurs fesses connaître le goût âcre de la revanche.

 

RICARD BURTON : Vous avez déclaré dans La Tribune du 12 octobre dernier que vous étiez le Benjamin Millepied de l’industrie française. Pouvez-vous nous expliquer ce que vous insinuiez ?

 

ARNAUD LAGARDERE : J’aime infiniment la légèreté cet homme que je ne me lasse pas de visionner sur mon iPhone 4S dès que j’ai instant de libre. Et je n’en manque pas. Sa surexposition actuelle, vous l’imaginez bien, ne me dérange guère. Surtout elle m’aide à ne pas haïr complètement Natalie Portman, qui me l’a soufflé d’un cheveu alors que ma langue ne demandait qu’à le laper.

 

RICARD BURTON : Vous êtes sorti du bois concernant les roumains illégaux comme quoi ils étaient les bienvenus à Paris et que leur présence ne représentait aucune menace. Pourquoi ?

 

ARNAUD LAGARDERE : Il faut être pragmatique n’est ce pas. Maintenant que tout le monde possède un téléphone portable, à quoi servent les cabines téléphoniques ? Si les roumains ne les occupaient pas, ce mobilier urbain serait une ignominie visuelle terrible pour notre capitale. Surtout, que tout à fait entre nous, ceux qui se débrouillent bien, peuvent les agencer en triplex très convenables.

 

RICARD BURTON : Vous avez vivement regretté le départ de Silvio Berlusconi du gouvernement. Pourquoi ?

 

ARNAUD LAGARDERE : En disant cela, je pense d’abord, évidemment, à Nanni Moretti. Maintenant que Berlusconi disparaît du gouvernement, que va t-il advenir de ce cinéaste qui n’est que contestation ? Je le vois faire encore deux films médiocres sur le milieu de la panacotta avant de se pendre avec sa cravate. Et ce jour là, l’Italie s’effacera pour de bon de ma map monde.

 

RICARD BURTON : Jade Foret, c’est votre façon à vous de nous dire que le coup de foudre à cinquante ans, c’est possible ?

 

ARNAUD LAGARDERE : Le coup de bite, voyons. Vous savez, l’homme est une machine si compliquée que parfois on n’y comprend rien surtout si cet homme est une femme.

 

RICARD BURTON : Pouvez-vous retirez vos mains de mes hanches s’il vous plaît ?

 

 

* Interview réalisé avec Arnaud Lagarderereglement hormonal. 

Par ricard burton - Communauté : Littérature d'avant-garde
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 14:46

Samuel-Benchetrit_closer_star_large.jpgRICARD BURTON : Samuel Benchetrit. On dit souvent de vous que vous êtes la Rolls des roulures.

 

SAMUEL BENCHETRIT : J’ai appris depuis mon adolescence à me blinder de la jalousie des autres. Au lieu d’avoir été un atout, elle a été un handicap, souvent. Il faut le reconnaître. A part m’avoir aidé à fourrer les plus belles filles de Paris, le reste du temps je me faisais rosser par plus moche que moi, c’est à dire tout le temps.

 

RICARD BURTON : Samuel, vous vous plaisez à vous dire issu d’un milieu modeste, de banlieue. En quoi cela est-il un avantage étant donné le niveau d’éducation de cette zone ? Est-ce une caution au fait que toute votre œuvre est, elle-même extrêmement modeste, intellectuellement ?

 

SAMUEL BENCHETRIT : Je suis ce qu’on appelle une self made man. Je n’ai eu aucun appui par exemple pour sortir avec Anna Mouglalis. Nous étions dans une même soirée, elle était ivre, certainement sous GHB. J’en ai profité. Il faut savoir être opportuniste dans la vie. C’est un peu le gouffre qu’il y a entre moi et vous, mon petit Rocamadour chocolaté.

 

RICARD BURTON : Je ne voulais évidemment pas en arriver au cercle privé mais puisque vous me le permettez, en parlant d’Anna Mouglalis, ne trouvez-vous pas qu’elle serait plus à sa place en tant que vendeuse à la Fontaine au Chocolat ou chez Ladurée par exemple ? Parce que passé l’étrangeté du timbre de sa voix lui conférant un mini-mystère, mieux ne vaut pas commencer à l’écouter parler. Elle semble avoir moins avoir lu de livres qu’elle n’en a colorié.

 

SAMUEL BENCHETRIT : Anna Mouglalis est la Jeanne Moreau de notre époque. Tout est basé sur sa nonchalance et son côté évanescent. Son fond de commerce est très maigre mais il est bien moins rachitique que sa culture générale.

 

RICARD BURTON : Vous êtes un artiste touche à tout. Tour à tour écrivain, scénariste, réalisateur et même acteur. Comprenez-vous que vous puissiez taper sur le système des gens comme sait le faire Yann Moix avec une maestria sans égale ?

 

SAMUEL BENCHETRIT : Lorsqu’on a un don, il faut savoir en profiter. Quand j’ai vu que je savais écrire, j’ai fait un livre. Quand j’ai su comment fonctionnait une caméra, j’ai fait un film. Quand j’ai compris comment retenir un texte, je suis devenu comédien. Tout est venu de façon extrêmement naturelle. Et si le public veut se plaindre il n’a qu’à le faire auprès de mes mécènes. Ce sont eux qui financent ce que certains se plaisent à qualifier de chiures.

 

RICARD BURTON : Que faudrait-il cher Samuel pour que vous mettiez un terme unilatéral à votre carrière ? Votre motivation première ?

 

SAMUEL BENCHETRIT : Je me suis toujours dit qu’un seul chef d’œuvre suffisait à une vie. J’en ai réalisé trois, déjà. Même si depuis mon prix du scénario à Sundance, le festival a perdu en crédibilité, moi j’ai gagné en notoriété. Je suis un homme comblé mais tout à fait entre nous, je n’arrêterai vraiment que le jour de mon Goncourt.

 

RICARD BURTON : N’avez-vous donc aucune compassion pour un public qui souffre Samuel ?

 

SAMUEL BENCHETRIT : Que doit-on préférer, mon cher Ricard ? Un bonheur facile ou des souffrances élevées ?

 

 

 

* Interview réalisée avec Samuel Benchetrithérapie

Par ricard burton - Communauté : blog culture
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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 17:22

1030__400x400_1529_klapisch.jpg RICARD BURTON : Cédric Klapisch, votre dernier film qui sort ce mercredi ressemble à un appel à l’aide, n’est ce pas ?

 

CECRIC KLAPISCH : Tous mes lundis, les jours qui suivent aussi, sont des lueurs de désespoir. Je suis extrêmement faible et si je continue à faire des films c’est pour croire et faire croire qu’il me reste des choses à dire alors que l’on sait bien que cette période de ma vie est derrière moi.

 

RICARD BURTON : Pourtant, le Péril Jeune, est celui qui m’a donné envie de devenir boat people, de prendre le risque de traverser la Méditerranée sur une petite embarcation en plein cagnard au risque de me faire ensuquer pour voir de plus près cette sympathique vie de jeunes que vous proposiez alors. Comment s’assèche t-on aussi vite ? Et surtout comment parvient-on à continuer à faire du cinéma alors que vous aviez déjà tout exprimé depuis vos premiers courts-métrages ? Expliquez un peu aux jeunes gens ne sachant rien faire comment ils peuvent s’en sortir ?

 

CECRIC KLAPISCH : Il faut raconter des choses évidentes, c’est le plus important. Ensuite, exploiter la piste jeune, c’est la meilleure façon de devenir culte : que cela se passe dans un lycée, dans une famille défavorisée. Ne pas lésiner sur les instants comiques mais touchants aussi. Raconter une histoire avec des personnes dans lesquels tout le monde peut se reconnaître et où à la fin tout le monde se réconcilie. Il faut faire des films anti-vie. Je ne vous promets pas le million mais 600.000 et une carrière qui démarre avec quelques festivals de l’humour dans des stations de ski ringardes avec des acteurs de séries françaises dans le jury.

 

RICARD BURTON : Serait-ce pour cette raison que vous avez sombré dans une dépression chronique qui vous a entrainé à enchaîner des films  à l’âme vague ?

 

CECRIC KLAPISCH : J’aurais aimé être un William Wyler ou un Capra. Quand j’ai vu que ce n’était pas possible, j’ai alors pensé à Woody Allen. Et de Woody Allen, j’ai rétrogradé vers Mike Nichols pour ensuite me rendre compte que peut-être James L. Brooks était plus adéquat. Encore que... vraiment, en me regardant dans la glace, j’ai vite compris que j’étais plutôt de l’étoffe d’un Edouard Molinaro. J’ai cravaché toute ma vie pour passer l’Atlantique et ramener de leur savoir faire. En me délitant, jour après jour, je m’aperçois bien que je n’ai d’américain que le cul usé par trop de bacon-cheeseburgers.

 

RICARD BURTON : Pour évoquer votre dernière œuvre, qui ne doit pas être simple à assumer, vous avez pensé à quelque chose de très humaniste et en même temps de temps de très ingénieux, voire malin. Pour venir en aide à la population japonaise victime d’un combo de catastrophes, vous avez proposé de reverser une partie de vos recettes à ce peuple en détresse. C’est ainsi que vous espérez gonfler vos entrées ?

 

CECRIC KLAPISCH : Le cinéma est une industrie mon petit caillou de charbon, si je peux bouffer quelques miettes de sushis sur le dos de cette population, pas plus mal lotie qu’une africaine, je ne me gênerais pas. Ici en Europe on chiale surtout parce qu’il y aura pénurie de PlayStation 3, de Toyota hybride et tout le bordel mais en vérité, le quidam français se contrefout d’un japonais auquel il ne ressemble pas du tout. Il veut se montrer solidaire dans l’espoir de l’appartenance à un groupe de pleurnichard. Moi, je ne sais as vraiment si je suis content que cette catastrophe ait eu lieu, parce que suite à cela, on va voir émerger non seulement une nouvelle vague de réalisateurs qui vont causer du désastre mais aussi de nouvelles œuvres qui vont certainement glaner toutes les récompenses de tous les festivals. Nous laissant nous français dans la panade. Alors bon… vous voyez, c’est un mal pour un bien. C’est pour cela que notre cinéma est si malade en France. Nous ne souffrons de rien, juste de médiocrité. Il doit y avoir une relation de cause à effet. Vous ne croyez pas ma petite abeille ?

 

 

* Interview réalisée avec Cédric Klapisch moi-dessus.

Par ricard burton - Communauté : blog culture
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 17:33

h-4-2032347-1271258495.jpgRICARD BURTON : Eric, Ramzy, il s’écrit dans la presse, que ses détracteurs disent branchée, les Inrocks en porte flambeau, que vous seriez des gens talentueux.

 

RAMZY : Nous sommes transversaux vous comprenez ? Téléstar, Télérama… nous occupons un terrain bipolaire. Et nous sommes les seuls à le faire. Moi algérien né dans le XVIème. Eric de père antillais mais de mère autrichienne, grande amatrice de Lennie Riefenstahl époque défilés de bottes… nous ne représentons pas une menace pour la France. Colonisez la France par le ventre des françaises… on ne le crie plus, on le fait.

 

ERIC : Oh comment t’y vas Ramzy.

 

RAMZY : Je lui dis ce qu’il veut entendre. Nous sommes un anesthésiant avant l’arrivée d’Al Qaida. Nous lui préparons gentiment le terrain et quand votre pays sera à point, nous lui livrerons sur un plateau, aux talibans et autres délices de la communauté musulmane que je vous empresse de rejoindre si vous ne voulez pas terminer rapidement enseveli dans le sable, la gueule offerte aux jets de pierres.

 

ERIC : Il pourrait presque passer pour un des nôtres, non ?

 

RAMZY : Non il s’est trop francisé… peut-être avec un turban… et quelques doigts arrachés.

 

RICARD BURTON : Revenons-en à des considérations peut-être un peu un moins lourde. Parlons de votre femme Ramzy.

 

RAMZY : Non merci.

 

RICARD BURTON : Si car contre toute attente, son film, « Il reste du jambon ? » a, à peu près fonctionné malgré des critiques assassines mais pas barbares. Matraquer les gens de publicité, vous ne trouvez pas cela choquant ? Tout cela pour communiquer autour d’un film ( ?) qui semble écrit et réalisé par des reprises de justice analphabètes ? Il suffit d’avoir travaillé chez Canal+ aujourd’hui pour avoir le droit de réaliser un film ?

 

RAMZY : Ricard, dédramatisez un peu ma petite merveille du monde. Le cinéma aujourd’hui ne veut plus rien dire. Aujourd’hui il sort plus de quinze films par semaine. Le cinéma n’est plus un art. Plus rien n’est art d’ailleurs. Aujourd’hui même vous pourriez réaliser un film.

 

ERIC : Ah oui. Même vous.

 

RICARD BURTON : Vous jouissez presque d’une immunité intellectuelle. Pourtant quand j’interroge les gens autour de moi, seulement ceux que je méprise profondément admettent qu’ils vous trouvent drôle. Certains vont même à raconter qu’ils ont vu certains de vos films plus de cinq fois. Autant vous dire que je ne les vois plus car entendre cela me donne des ulcères. Comment expliquez-vous ce consensus alors que vous n’avez pas le 1/10ème de l’intelligence des ZAZ par exemple dont vous pompez allègrement l’univers, l’esprit et la culture en moins ?

 

RAMZY : Nous ne sommes pas juifs. C’est cela que vous voulez nous faire dire n’est-ce pas mon petit Ferrero ? Cela ne nous gêne pas plus que cela à vrai dire car ils ne sont pas notre public principal. Loin de là d’ailleurs. A part une poignée de ceux vivant dans le 19ème ou le 20ème. Mais ceux des beaux quartiers, de la rue de Passy, ils ne se déplacent pas jusque nous. Ils ont Popeck, Michel Boujenah, Gérald Dahan. Il n’y a pas de cross-over, ils s’auto-suffisent.

 

RICARD BURTON : «  Il reste du jambon ? », « Halal police d’état », doit-on s’attendre à voir débarquer un « Spider Merguez» ou un « Seigneur de l’andouillette » dans les prochains mois ? Quelle est donc cette obsession que vous portez à la charcuterie dont vous vous bâfrez en ce moment même face à moi ? Et puis, vous croyez que d’avoir tourné dans l’un des navets de Quentin Dupieux va vous sauver du feu des critiques toute votre vie ? Vous êtes un accident industriel plus comparable à AZF qu’à une intoxication alimentaire dans un fast-food. Quand rendrez vous enfin les clefs de votre imposture ?

 

ERIC : Vous n’auriez pas des questions pour moi Ricard ?

 

RICARD BURTON : J’ai compris depuis longtemps que vous étiez un faux duo. Un peu comme une mono-nucléose.

 

RAMZY : Celle-ci mon frère, tu aurais dû me la laisser pour la suite des Dalton que nous préparons avec le fils de Daniel Prévost. T’es égoïste pour un type couleur fin de journée. Tu sens la savane et tu me donnes furieusement envie de faire un safari sur ta gueule mon petit mazout.

 

 

 

* Interview réalisée Eric&RamCitadium

Par ricard burton - Communauté : journalistes
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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 17:13

nicolas_sarkozy_et_david_lynch_reference.jpgRICARD BURTON : Il n’est évidemment pas simple pour moi de recevoir quelqu’un que je ne respecte dans aucun compartiment artistique qu’il a pu ouvrir. Mais en me forçant un peu, je vais bien pouvoir vous vomir quelques questions. Qui intéressez-vous réellement à part Agnès b. ?

 

 

DAVID LYNCH : Elle est un mécène formidable. Elle fédère les auteurs américains qu’elle aime. Moi, Jarmusch, Larry Clark. J’ai tout de suite accepté sa contribution financière si elle ne me forçait pas à porter ses vêtements faits pour tapettes rentières.

 

RICARD BURTON : Vous défendez une esthétique, une approche narrative symptomatiques des artistes qui ne savent pas faire un film normalement. Vous distordez la réalité parce qu’elle vous dépasse, vous ne savez pas quoi en faire. Vous êtes un vendeur d’élixir frelaté.

 

DAVID LYNCH : Vous avez raison, je ne sais pas faire de films dits normaux alors je m’en sors comme je peux et lorsque je ne maîtrise plus mon sujet, je mène mon histoire dans des méandres complexes pour perdre le spectateur et lui faire oublier que je ne contrôle plus aucune manette de mon histoire. Mais aussi pour me foutre un peu de sa gueule.

 

RICARD BURTON : Comment expliquez-vous, malgré tout que des starlettes se bousculent aux portillons pour jouer dans vos films ?

 

DAVID LYNCH : Vous avez tout à fait raison mon petit Bailey’s au réglisse. Des starlettes. Isabella Rosellini commençait déjà à nourrir sa culotte de cheval, Hopper personne n’en voulait plus. Cage était connu pour être le neveu de Coppola et les deux de Mullholland vivaient dans leur voiture avant que je ne les engage. Je n’ai droit qu’à des acteurs de direct to DVD. Je m’en contente, je les modèle et ensuite, advienne que pourra.

 

RICARD BURTON : Tout comme Woody Allen, dans un tout autre registre, les gens en France, à Paris, à Odéon en particulier, semblent apprécier vos films dès le générique, avant même qu’ils ne sortent. Qu’est ce qui différencie un fan crétin disons, de la saga du Seigneur des Anneaux d’un fan crétin de votre œuvre ?

 

DAVID LYNCH : Je donne de la consistance aux gens. Grâce à moi, certains peuvent se sentir cinéphiles, croire qu’ils dépassent d’autres car ils disent ressentir, comprendre mes propositions de cinéma. Ils commencent à inventer des choses que je n’ai jamais voulu dire et ils s’en gargarisent. Ils en font des livres torche-cul, des thèses. Ils se permettent d’interpréter sans la moindre pertinence, vont chercher des références dans leurs cultures rachitiques. Je les déteste en vérité et les entendre débattre sur l’inverse de mes idées est tout bonnement scandaleux et me donne envie de les finir à coups de coudes. Heureusement la méditation transcendantale est arrivée dans ma vie.

 

RICARD BURTON : Vous estimez-vous être comme un accident artistique ?

 

DAVID LYNCH : Très dear Ricard, franchement, puisque votre espace est celui de la liberté de parole, je dois avouer que oui. Eraserhaed c’est l’histoire d’une caméra que j’ai laissée tourner pendant que je me faisais tripoter les pieds par un pédicure thaïlandais. L’art c’est de la chance. Allez pas chercher plus loin Ricard. Le reste c’est du montage médiatique que l’on vous vend comme un St Honoré trop écoeurant.

 

RICARD BURTON : Pour terminer, pouvez-vous nous raconter en transpirant, en clignotant des cheveux, en faisant sortir de la fumée de votre poitrail, en chantonnant une musique menaçante avec vos nasaux et en terminant par une crise de tétanie ce que vous avez déjeuné ce matin ?

 

DAVID LYNCH : Vous voyez mon ami à la couleur pneu, vous venez de lynchéiser votre perception de la réalité. Peut-être pourriez-vous prétendre à diriger une MJC dans le 20ème, c’est bien là-bas que vit une majorité des culs-terreux croyant connaître mon œuvre pas plus épaisse que le CV d’un chômeur, n’est ce pas ?

 

 

 

* interview réalisée avec David Lynche moi de toutes tes pensées impures et flagelle moi avec tes mots durs comme de la pierre 

Par ricard burton - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 12:17

jacques_attali_22.jpg RICARD BURTON : Monsieur Attali pour une raison que je ne comprends absolument pas, vous ne semblez pas vouloir quitter la scène intellectuelle alors que fondamentalement vous n’avez que le niveau d’un apprenti attaché de presse. Comment avez-vous fait votre trou quand d’autres vous verraient dedans ?

 

JACQUES ATTALI : La prohibition, la contrefaçon, les menaces, la torture, le lobbying. Voici les ingrédients de la recette magique que je prodigue à chacune de mes classes, chaque jour dans mon école que j’ai créée, rue de la Pompe, en même temps qu’un restaurant fallafel classé N°1 des ventes dans le guide I Kiff Bethléem.

 

RICARD BURTON : Quel est donc ce besoin de truster le devant des médias ? Vous voilà commencer 2011 avec une nouvelle idiotie. Votre idée d’interdire de fumer unilatéralement, nous prépare avec gourmandise un futur dans lequel personne ne voudra vivre à part les cadres sup’ vivant à Courbevoie ou Rueil Malmaison. C’est parce qu’avec ce gouvernement vous avez le sentiment d’avoir les coudées franches, raconter les plus grosses inepties et qu’elles seront éventuellement votées que vous vous permettez tant d’âneries ?

 

JACQUES ATTALI : Vous savez Ricard, dans mon école on y rentre avec le BEPC. Vous n’avez pas le bac ? Peu importe, nous ne faisons aucune discrimination. Du moment que vous possédez un compte Premier, nous vous promettons la création d’un réseau comme nul autre pareil. Et puis je vais vous dire mon petit père à la mine fuel, votre attitude peu avenante à mon encontre pourrait vous coûter à vous aussi une interdiction, la vôtre. Nous avons déjà collé des africains pour moins que cela en taule. Il me suffirait de passer une loi sur la dangerosité de vos sécrétions et je vous renverrais dans votre pays à la manière d’un tube pneumatique.

 

RICARD BURTON : Et comment feriez-vous pour sortir trois livres par an si je n’étais pas à vos côtés chez Jacques ?

 

JACQUES ATTALI : C’est vous mon nègre ? Faites voir un peu. Je ne prends que des décalottés.

 

RICARD BURTON : Justement, pour parler de votre carrière d’essayiste. Vous êtes constamment décrié pour le manque de rigueur qui semble caractériser vos ouvrages. Cela ne vous empêche pas de conserver une crédibilité presque intacte aux yeux du grand public.

 

JACQUES ATTALI : Le grand public m’importe peu. Je ne fais pas écrire des essais par d’autres pour plaire au grand public comme vous dites. Il existe un filtre entre moi et le citoyen de base qui gagne, disons deux mille euros par mois. Ce qu’il pense m’importe peu car mes ouvrages sont destinés aux gens cultivés, aux élus, à ceux qui veulent comprendre l’avenir. Autant dire que ceux qui ne vivent pas dans le seizième ont très peu de chance de saisir l’essence de mes écrits.

 

RICARD BURTON : Politiquement parlant, on vous sent très ouvert au plus offrant. Comment arrivez-vous à donner autant d’élasticité à votre croupe vieillissante ? Un conseil à donner aux plus jeunes ?

 

JACQUES ATTALI : Il s’agit ici de survie. Lorsque la dictature française que nous connaissons actuellement aura cessé, je ne voudrais pas me retrouver les deux pieds dans le même sabot et perdre, mes terres dans le Larzac, mes avantages en nature. J’ai des bouches à nourrir à commencer par la mienne dans laquelle je vous accueillerais bien si vous ne voyez aucun inconvénient à quelques dents cariées à force de trop racoler.

 

 

* Interview réalisée avec Jacques AttaLigue 2

Par ricard burton - Communauté : Personnalités
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Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 13:31

Canal plus logo by ZeFrenchM Puisque je ne sais pas qui remercier, si André Rousselet, si Pierre Lescure, si Jean-Marie Messier, je vais te remercier toi Canal+. Toi en clair, toi en crypté. A une époque, 1984, où le peu de chaînes existantes étaient verrouillées et avalées par la droite, mouvement historique et du futur de la France, tu as su t’ériger en une belle conscience. Tu avais un beau corps, un beau petit fessier qui donnait envie de venir le culbuter. Canal+ tu étais la petite amie, la belle putain, cette amante qui collait si bien à son époque, à son dirigeant d’alors, François Mitterrand. Grâce à toi et ton regard tourné vers les Etats-Unis d’Amérique, tu as révolutionné notre petit quotidien en un grand spectacle permanent. Avant ta naissance, nous n’avions pas du sport chaque jour, chaque soir. Le football en était un du dimanche, criblé de types sachant à peine parler, ringards, ploucs, à leurs justes places. Grâce à toi Canal, ces mêmes types, au français plus que fragile, ont envahi l’écran de leur grammaire moche, leur accent déplaisant. Je ne te remercierai jamais assez de tes émissions sur le foot toujours plus nombreuses. Mais du moment qu’elles plaisent dans la Creuse.

 

Canal, tu as pris le train en marche, celui à grande vitesse qui aujourd’hui nous permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Que tu sois un véhicule à socialistes et à bonne conscience, voilà qui nous manquait cruellement. Grâce à ton zapping, tu compiles pour nous les meilleurs moments de la télé, les plus brillants, les plus choquants, les plus hilarants, désolants. Tu as cette force de caractère, ce recul qui te permet de te moquer de tes concurrents avec une noble férocité. Ainsi tu épingles toujours avec justesse et justice TF1 quand pour toi, dans ce zapping, tu te gardes toujours les instants, les plus désopilants avec des gags de tes enfants, Jamel, Gad Elmaleh. Voilà une autre de tes qualités, vouloir nous imposer ton humour. Tu as souvent été en avance sur les tous les autres de ce côté ci aussi. Ton bilan parle pour toi Canal. Il suffit de faire l’inventaire pour se rendre compte que, sans toi, la France serait beaucoup plus triste qu’elle ne l’est. Grâce à toi, nous avons pu découvrir Les Nuls. Vulgaires, puérils, ils nous accompagnent encore aujourd’hui dans de multiples rediffusions, sur youtube. Surtout, Chabat et Farrugia sont devenus deux monstres puissants des médias, télé et cinéma. Certains comparent Chabat à Goscinny. Soit. Toujours compliqué de savoir ce que feraient les morts mais Bruno Carette semblait mieux parti. Les Nuls, comme tous les autres comiques qui se succèderont dans ton antre, ont toujours eu les yeux rivés de l’autre côté de l’Atlantique, New York et son humour, juif. Malheureusement ici à Paris nous manquons de hauteur et leurs blagues, du coup, de vertige. Malgré tout tu as su t’imposer et rendre les autres dépassés, mauvais. Tu nous as donné De Caunes, Garcia. Tu nous as donné les Robins des Bois. Tu nous as offert Jamel et son Comedy Club que tu bombardes allègrement sur toutes tes chaînes du groupe en multi-diffusions. Tu nous donnes Stéphane Guillon, Omar et Fred, des miss-météos. Tu nous gâtes, avec toi c’est un peu noël toutes les semaines.

 

Canal je t’aime car tu es payante et tu me fais sentir supérieur à ceux qui ne peuvent pas se permettre de t’avoir. 30 Euros par mois, qu’est ce que c’est pour des programmes de qualité en avance sur leurs temps ? J’espère sincèrement que tu es le modèle économique de la télévision du futur pour que les programmes ne soient qu’affaire de riches. Tes émissions en clair sont les plus cools que je connaisse. Après un passage à vide personnifié par Naguy, Durand, tu as su revenir avec le Grand Journal et Denisot, magnifique garçon de café qui place les plats comme personne. Tu as bien compris que, quelle que soit l’émission, tu étais la star et non pas les invités qui se bousculent sur tes plateaux, aussi prestigieux soient-ils. Canal+ tu as compris qu’il fallait se prendre au sérieux mais dans la plus grande des décontractions. Tu utilises toujours la faiblesse des autres pour te grandir toi-même. C’est la force des plus grands. Tu en agaces plus d’un mais c’est parce que ton insolente réussite tape sur le système. Tout le monde aimerait te ressembler, à travailler pour toi. Tu incarnes l’esprit américain, tu sens l’hamburger et chaque nouvelle émission que tu commets, nous l’attendons comme une alléchante recette que nous aimons sans l’avoir goutée.

 

Aucun de tes présentateurs ne donne envie de les exterminer. Ils sont tous parfaits, dans la mouvance, avec la parfaite attitude, celle de la blague, du bon mot, de la bonne morale. Car c’est cela que tu es Canal et c’est pour cela que j t’aime tant. Tu es un phare au milieu de l’océan, tu es un policier dans un monde sans repère, tu es un gladiateur de la morale. Je sais que tout ce que tu dis, tout ce que tu lis, tout ce que tu conseilles, tout ce que tu penses est bon et vrai. Je ne remettrai jamais en question tes goûts car j’ai compris, après plus de vingt-cinq ans que tu avais toujours vu juste. Canal tu es le prophète de la bonne conscience. Passer chez toi, même loin dans le public est un honneur. Toujours bon à faire figurer dans un CV. Travailler pour toi, c’est comme travailler pour le Barack Obama car on sait qu’on œuvre pour le bien. Je t’ai tellement espérée Canal, tellement rêvée. J’ai tellement voulu être invité à tes fameuses fêtes, y croiser tes présentateurs stars, tes comiques vedettes, me prendre des cuites avec Moustic et Delépine, ces artistes anarchistes qui toutes les semaines continuent, avec leur seul et même sketch éternel, de dynamiter le monde actuel. J’aurais tellement souhaité danser avec Mademoiselle Agnès et profiter de son rire intelligent, embrasser Louise Bourgoin, lui parler de ses beaux yeux, grands et merveilleux, lui louer sa formidable voix de crécelle qui n’appartient qu’à elle.

 

Pourtant tout ceci, toute cette formidable réussite télévisuelle n’est qu’une infime partie du beau gâteau que tu nous fais avaler. Grâce à toi ma chérie, le cinéma français a survécu et est le seul, face à l’américain, à soutenir le combat, rapport aux autres, qui se sont effondrés. Avec ton ami Luc Besson, tu as compris qu’il fallait, pour répondre aux américains, aller fouler les mêmes terres en les copiant, en les singeant, en proposant des films populaires, d’action. Et c’est là que tu as été très forte, en nous recyclant tes comiques sur grand écran. Soit en réalisateurs : l’équipe des Robins des Bois au grand complet, Anne Depetrini, De Caunes, Chabat, Lauby… soit en comédiens :  l’équipe des Robins des Bois au grand complet, Garcia, Jamel, Omar et Fred, Kad Merad. Quand on rentre chez toi pour faire de la télé, c’est qu’on a une idée derrière la tête et cette idée s’appelle l’ambition, celle de faire du cinéma, du cinéma drôle, sans se prendre la tête mais avec un message social qui va avec, une morale, bonne, que tu distribues en mentant comme une arracheuse de dents. Mais tu ne verses pas que dans cela et heureusement ma chérie, tu aides à financer Lynch, Godard, Noé, Cameron autrefois. Tu sais dénicher les meilleurs, les innovants, les créateurs, comme toi. Tu es comme une gentille pieuvre en peluche qui aime à tout contrôler, le bon et le meilleur et le tout derrière un large sourire lavé avec Email Diamant.

Grâce à toi nous avons pu découvrir les meilleures séries américaines, des Sopranos aux Mad Men. Surtout tu n’as pas eu honte de te mesurer à eux et tu nous sers fréquemment tes propres séries à la volonté étasunienne mais à l’accent esquinté par un manque de mimétisme et de personnalité. Nous avons pu nous rendre compte qu’il existait des sitcoms autres que ceux d’AB, merci pour Seinfeld et d’avoir tenté de le transposer avec H et surtout l’inénarrable Blague à Part, une torture intellectuelle de tous les instants. Ma Canal, ma chérie, tu oses tout et je ne me plairais pas à te citer Audiard qui me court sur le cigare mais tu connais sa pensée à cet égard.

 

Je voudrais te remercier une ultime fois et de la plus sincère des manières car grâce à toi aujourd’hui, moi qui ai grandi avec toi, je sais comment m’habiller, où sortir, je sais quel quotidien il faut lire, quel livre aussi. Je sais quel album écouter grâce aux truculents conseils de tania bruna-russo( tu m’excuseras le manque de majuscules). Je sais quels films aller voir en salles grâce aux bons goûts de frédéric beigbeder et de sa clique à claques, dont les débats ressemblent à des discussions d’huissiers de justice. Je sais qui voter grâce à toi, comment me comporter dans la vie, avec mes voisins, mes parents. Comment les sermonner, les aider à se retrouver sur la bonne voie. Tu m’as tout apporté et pour te remercier Canal, la moindre des choses, était de te rendre la pareille, au centuple. Maintenant que je suis père de quatre magnifiques enfants à la morale juste, je mets un point d’honneur à ce qu’ils te regardent tous les jours, matin, midi et soir pour qu’ils puissent à leur tout bien comprendre le monde qui les entoure.

Je t’aime comme personne t’a jamais aimé. Merci.

Ton Ricard adoré
Par ricard burton - Communauté : la communauté de l'individu
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Mardi 21 septembre 2010 2 21 /09 /Sep /2010 16:10

-1.jpeg Liliane,

 

Je me permets de t'envoyer cette lettre non pas pour voler à ton secours car j'imagine que tu n'as que faire d'un négro rejeté de tous mais bien pour te faire part de mon indignation concernant la façon dont les médias, les politiques, toute la nation France te traite. Certains pensent à retirer la nationalité aux flingueurs de flics. Moi, quand je vois ce lynchage auquel chacun se plaît à participer, j'ai envie de la leur refourguer, moi, ma nationalité à ces arriérés du gouvernement. Je pense surtout dans ces cas là à François Baroin à qui il ne me gênerait pas de couper les jambes pour m'en faire des chisteras. Qu'est ce qu'on te reproche finalement ? D'être une belle octogénaire ? Une milliardaire discrète n'ayant jamais fait parler d'elle ? La jalousie rend la foule folle et voilà que l'on te tombe dessus parce que tu es cet os à ronger donner en pâture par quelques ordures qui peuvent se carapater pendant ce temps là. Moi Liliane, je suis libre, libre de penser que tout ceci est macabrement grotesque. Les gens t'envient car ils n'ont pas la liberté de disposer de leur vie comme tu le fais si bien.


Hormis ces putains politiques qui te lâchent en plein débâcle, il faut surtout retenir l'attitude tout bonnement honteuse de la presse dite de gauche, cette presse moralisatrice qui ne vit que par procuration, peuplée d'aigris et de ratés, de faux artistes, de vrais enculés. Des gens, chère Liliane, qu'il ne me déplairait pas de dépiauter, de vider et de te poster. En tête de ce triste cortège, je pense surtout et évidemment à ces baladins de Canal+ qui, forts de leurs esprit de dérision, de leur humour pas loin du bosniaque, se sont évertués à te moquer, à te rabaisser. Parce qu'il ne faut pas oublier d'où vient Canal, comment est né Canal, avec quel pognon, celui de gauche, apparemment plus recevable que celui de droite, que tu symbolises tant. Tu vois Liliane, Canal+, repère de sermonneurs, de la décontraction ultime et du bon mot qui ne dérape jamais, de la France multiple et colorée, eh bien cette chaîne, jamais la dernière pour une bonne tranche grasse de rigolade ignare, cette chaîne se permet de te ridiculiser par simple et basse convoitise. Bruce Toussaint( qui ne mérite des majuscules à son nom que parce que le correcteur me l'impose), Yann Barthes et autres cloportes caverneux se plaisent à te rouer d'insultes, te brocarder. Tu vois ces gens, chère Liliane, ces gens paieront pour leur insondable bêtise dont ils aiment pourtant se gausser portés par un public de décérébrés et d'invités polyhandicapés.


Mais chère Liliane, sache que tu n'es plus vraiment seule et que nous tentons par tous les moyens de te préserver au maximum des tirs nourris de tous ces envieux en mettant en lumière tous ces roms qui pourrissent la vie aux français mais qui, soudainement, semblent en attendrir plus d'un. Voyons alors, en fin d'année qui se sera proposé pour en adopter un ou de leur prêter leur terrain pour qu'ils vivent dessus, le détruisent, y chient en toute quiétude.


Liliane, la France ne t'aime pas et pourtant Liliane tu n'as jamais battu ta fille, tu ne l'as jamais droguée ou faite boire pour qu'elle reste assise toute la journée dans les couloirs insalubres du métro parisien. Toi même Liliane, je ne crois pas t'avoir jamais vue t'attaquer en bande à des japonais fortunés sur l'avenue des Champs-Elysées. Tu vois Liliane, moi j'aime les roms parce que j'en ai un empaillé chez moi mais que je n'hésiterai pas à mettre dans la cheminée les soirs de grands froids. Mais je t'aime plus encore que les tziganes, que les manoushs( clin d'oeil à ma cousine), que les forains, que les gitans. Je t'aime parce qu'aujourd'hui encore et si tu es d'accord, tous les deux, nous pourrions convoler. Loin de tous ces journalistes et autres miséreux merdeux.

 

Je t'aime.

Par ricard burton
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 15:26

6bf3ac90-3b71-11dd-820d-dc85252e30f7.jpg ANTOINE FUQUA de Nice

 

Q: Très cher Ricard, il se dit en Corse que les couples gays hommes s'en vont en Afrique pour adopter de petits noirs pour ensuite les esclavager ou les amener en guise d'apéritifs dans leurs tournantes moites. Vous sachant très proche de la cause camerounaise de par votre mère, il me serait utile d'avoir votre retour quant à cette insupportable idée qui a fini par me causer de douloureux troubles gastriques.

 

P.S.: Si vous pouviez me dédicacer l'un de vos t-shirt porté lors de votre dernière grosse fièvre, je ne pourrais que m'en réjouir.

 

 

 

RICARD BURTON de Levallois Perret

 

R: Très cher Antoine, je ne vous réponds malheureusement pas avec de bonnes nouvelles. Il est vrai que depuis une dizaine d'années, le taux d'adoption par des couples gays a tout bonnement explosé. Dans mon pays surtout, et c'est à déplorer, beaucoup d'homos viennent faire leur courses au marché des orphelins pour décider quelle croupe sera la plus accueillante pour leurs exploits dégueulasses, leurs tournantes virevoltantes. Sachez qu'avec Samuel Benchetrit, dont je suis le meilleur ami, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour racheter tout le stock d'orphelins afin qu'il ne tombe pas dans les griffes de gens pire que nous. Evidemment, une fois que nous sommes en leur présence, il nous est pas toujours facile de résister à leur pouvoir d'attraction, fort comme un russe. Ils dégagent une odeur particulière mettant nos sens en branle-bas. Mais ne vous en faites pas, ils seront toujours mieux chez Samuel et chez moi que chez ces homos déviants et avides de chair brune.

 

P.S: Lors de ma dernière fièvre, j'étais intégralement nu ou presque. Ainsi laissez-moi vous faire parvenir une paire de chaussettes portées lors de la contraction du chikungunya. Amitiés bastiaises.

 

 

Par ricard burton - Communauté : l'art pour tous
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