Jeudi 3 décembre 2009 4 03 12 2009 12:41
RICARD BURTON: Ma première question est de savoir comment vous avez pu réunir trois millions d'euros, pour payer votre caution, en si peu de temps ?


ROMAN POLANSKI: J'ai fait quelques films qui ont rapporté des petites fortunes.


RICARD BURTON: Vous pensez évidemment à « Pirates » ou «  Frantic », « La Neuvième Porte » ?


ROMAN POLANSKI: Vous êtes moqueur Burton. J'ai eu une carrière américaine exceptionnelle. Ca vous dit quelque chose la Paramount, la MGM ? Rosemary's ? Le Bal des Vampires ?


RICARD BURTON: Il se dit que vous étiez devenu très gênant pour le Nouvel Hollywood en réalisant « Chinatown » et que ce sont les pontes en place qui vous en auraient évincé.


ROMAN POLANSKI: A l'époque, Hollywood se reformatait et devait retrouver ses repaires. Après les avoir perdus dans les années 50 et 60 en allant tourner en Europe et en faisant venir des cinéastes européens, l'industrie américaine est devenue très protectrice. Elle a fait éclore ses propres talents: Spielberg, Coppola, Scorsese. Vous remarquerez comme moi que tous ces noms ne sonnent pas non plus franchement américains. Mais voilà, après de loyaux services rendus, ils m'ont balancé comme un préservatif souillé.


RICARD BURTON: Certains sont restés comme Milos Forman...


ROMAN POLANSKI: Jamais entendu parler. Un réalisateur de publicités certainement. Mais comme vous l'avez suggéré, il n'est pas idiot de parler de complot me concernant.


RICARD BURTON: Donc les accusations à votre encontre formulées par votre jeune victime sont totalement fausses ? Vous y êtes accusé de sodomie sur une mineure de treize ans, de l'avoir droguée.


ROMAN POLANKI: Parce que vous croyez aussi que je lui ai fait boire du champagne avec l'aide d'un entonnoir, comme une oie ? Ecoutez, Burton, je vous renvoie à l'excellente interview donnée par mon ami Alain Finkielkraut dans laquelle il dit très justement que mon rencard de ce soir là était consentent. A treize ans, on est majeur, surtout les américaines. Des vraies petites putains à la maturité affirmée. Lorsqu'elle a compris le lendemain qu'elle n'était qu'un coup d'un soir, c'est là qu'elle s'est vengée. Elle n'était attirée que par ma fortune et ma gloire. Parce que question quéquette, je n'ai pas votre aisance. De toutes les façons Burton, si vous connaissiez la sodomie comme moi, sur le bout des doigts, vous ne m'emmerderiez pas pour si peu.


RICARD BURTON: J'ai bien trop de respect pour l'entrée des artistes. Qu'allez-vous faire de votre liberté ?


ROMAN POLANSKI: Elle n'est qu'illusoire. Je suis forcé de vivre dans mon chalet de Gstaad avec un bracelet électronique. Tout ce que je ferai, dirai, sera filtré, étudié.


RICARD BURTON: Peut-être préférez-vous réintégrer les geôles suisses si c'est si terrible d'être obligé de vivre dans votre demeure de 1800 m² !


ROMAN POLANSKI: Votre aigreur vous rapetisse Burton. Tout d'un coup je vous trouve déjà plus lutin, moins superbe. En vérité c'est d'être cloitré avec ma femme toute la journée qui m'angoisse.


RICARD BURTON: Elle suit toujours des cours de comédie ? C'est une personne très humble, c'est rare.


ROMAN POLANSKI: C'est surtout une femme dyslexique. Elle ne sait pas faire grand chose à part se regarder dans la glace et prendre des poses idiotes. Parfois elle me fait oublier mon âge. Parfois aussi je perds patience. Mais je suis gentleman, je lui offre toujours un passage chez le chirurgien plastique après une de mes colères.


RICARD BURTON: La France vous a défendu becs et ongles lors de votre arrestation dite abusive par la majorité de nos concitoyens. Pourtant, on sent que vous aimez notre pays que par dépit, parce que vous avez été chassé des Etats-Unis en pleine gloire, il y a trente ans.


ROMAN POLANSKI: Evidemment, Los Angeles et New York, c'est un brin plus excitant que Paris et son Moulin Rouge, Montmartre, une ville qui commence à ressembler aux représentations qu'en font les parcs d'amusement, type Disney. Mais mieux ça que la Pologne, ou le Cameroun. Et puis vous savez, après mon histoire avec cette jeune fille, j'en ai eu une autre avec Nastassja Kinski. Elle avait quatorze ans à l'époque. Ensuite, Tess n'était qu'un prétexte pour l'avoir sous la main tous les jours. Un caprice de super-réalisateur qui démontrait aux autres qu'il pouvait disposer des budgets et des acteurs qu'il désirait. Il n'y a pas à savoir si j'aime ou si je déteste la France, je la méprise, c'est différent. A coups sûrs vous ne savez pas ce que c'est vous le mépris, vous êtes soupe au lait vous, non ?


RICARD BURTON: Votre dernier bon film remonte à une trentaine d'années, une quarantaine diront d'autres et pourtant, vous jouissez d'un statut artistique quasi-intact. N'est-ce pas là la preuve d'une immunité globale injustifiée vous concernant ?


ROMAN POLANKI: Tout le monde ne peut pas être à son meilleur toute son existence Burton, comme c'est votre cas.


RICARD BURTON: Je vais mettre votre moquerie sur le compte de votre fatigue carcérale.


ROMAN POLANSKI: Burton, j'ai gagné des prix dans tous les festivals dans les années 60 avec des films qui proposaient une nouvelle approche cinématographique. A l'époque les sélectionneurs, les jurys, même les spectateurs avaient envie de nouveauté. L'époque était propice à la proposition, à l'expérimentation. Aujourd'hui je rafle des prix avec « Le Pianiste ». C'est bien, mais c'est un film confortable, à regarder comme on regarde n'importe lequel des John Badham sur un écran plasma déréglé, la main dans la culotte de madame. J'ai dit ce que j'avais à dire avec ma jeunesse, à une époque où tout était ébullition. Maintenant il y a trop de monde sur le marché à faire constamment du copier/coller. Tout le monde s'habille pareil, tout le monde consomme pareil, tout le monde écoute et voit pareil, tout le monde veut être à l'image de son voisin par peur d'être différent. Plus on se ressemble et plus on est contrôlables, identifiables. Plus la peine alors que l'industrie cinématographique se casse le cul à prendre des risques lorsqu'elle sait ce qu'il faut produire pour engranger.


RICARD BURTON: Il y a internet tout de même aujourd'hui qui permet un certain décalage.


ROMAN POLANSKI: Vous plaisantez j'espère Burton ? Internet n'est qu'un puits de conformités. Tout ce qui est transgressif est directement supprimé, les gens sont poursuivis en justice pour trois fois rien. Si les plus rebelles aujourd'hui sont les idiots de la génération de MTV, vous êtes mal barrés et cela vous promet de belles années.


RICARD BURTON: Il nous reste de bons réalisateurs pourtant.


ROMAN POLANKI: Désolé, je ne vois pas. Si vous me dites Fincher, je vous donne un coup de béquille dans la gueule. Cette espèce de raté va faire un film sur Facebook.


RICARD BURTON: Vous êtes jaloux ?


ROMAN POLANKI: J'ai été le réalisateur le plus adulé et vous voulez que je sois jaloux d'un type qui enrobe toute sa mise en scène par une post-production hideuse à peine capable de masquer son manque évident de talent? Le pire étant Fight Club, un film pour minets n'ayant pas fait leur service militaire.


RICARD BURTON: Vous êtes agaçant tout de même à prendre tout le monde de haut, vous l'étiez encore plus à l'époque de votre autobiographie « Roman par Polanski ». Vous vous sentez donc toujours au-dessus de tout le monde, encore ?


ROMAN POLANSKI: Jamais je ne me suis senti au-dessus de quoi que ce soit. Je suis un survivant, là est mon seul fait. C'est vous qui m'avez mis là où je suis en me donnant des prix partout où j'allais, en me servant la soupe, en me disant que j'étais le meilleur. C'est vous les radasses, les paillassons. Il n'y a plus de presse non plus, tout juste du niveau du fanzine. Je vous plains Burton.


RICARD BURTON: Oui mais je n'ai pas de bracelet électronique.


ROMAN POLANSKI: Et moi je ne vis pas dans une studette.


RICARD BURTON: Je ne suis pas en fin de vie.


ROMAN POLANSKI: Que vous croyez.


RICARD BURTON: Je ne fais pas de films médiocres.


ROMAN POLANSKI: C'est vrai, vous ne faites rien du tout.


RICARD BURTON: Cela vous a fait quoi d'avoir eu Laurent Gerra en beau-frère fut un temps ?


ROMAN POLANSKI: Ce n'est pas très glamour, je vous le concède. Il est rétrograde, quelque peu raciste mais c'est un bon français. Il aime son pays et son terroir et il a eu le mérite de me virer des pattes ma belle-sœur. Il savait lui tomber sur le coin de la gueule et la faire taire. Tout à fait entre nous Burton, si j'apprenais qu'il s'était fait tué par une meute de jeunes du ghetto, je n'irais pas à ses obsèques.


RICARD BURTON: Il se dit que Nicolas Sarkozy a activement participé à votre libération.


ROMAN POLANSKI: On dit aussi que lorsque Catherine Deneuve va dans des clubs échangistes( le Roi René), elle n'est que spectatrice. Je sais qui s'est permis de dire cela et je peux vous certifier que cette personne dort dans le ciment à l'heure qu'il est.


RICARD BURTON: Ah, je crois que votre bracelet bippe.


ROMAN POLANSKI: Tout à fait. Il est temps que je me retire. Alors, la sodomie ?


* Interview réalisée avec Roman Polanskaï( 100% anti peasu de fesse)

Par ricard burton - Communauté : blog artiste
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 11 2009 14:45
RICARD BURTON: Tout d'abord Jane, une question de la part de ma femme. Elle veut absolument savoir comment vous vous êtes dégradée aussi rapidement ?


JANE BIRKIN: J'en avais marre d'être le proie de tous ces types aux mauvaises intentions. Je crois avoir ingurgité plus de GHB que de Coca dans mon vie. A force, on ne sait plus ce que l'on fait.


RICARD BURTON: C'est un aveu ?


JANE BIRKIN: Bien sûr, autrement, je n'étais absolument pas dédiée à venir écorcher chaque mot que je prononce de votre langue à le con. Pour répondre à votre question, pour vraiment s'enlaidir au maximum en moins de temps possible, une solution: le cours de vieillissement rapide proposé par Jeanne Moreau et certifié ISO 9002. Premièrement il suffit de se faire tabasser régulièrement par sa compagnon, ce qui entraîne l'alcoolisme, ajoutez-y quatre paquets de clopes par jours et des visites régulières dans des clubs échangistes pour vous faire ronger la gueule par le foutre acide des autres clients, et vous êtes assurée de ressembler à une tête de veau oubliée dans un frigo débranché.


RICARD BURTON: Vous avez mis au monde deux des filles les plus insupportables du paysage audiovisuel français. En plus d'être passablement vulgaires, elles font tout sans talent. Pourtant elles suscitent l'adhésion des médias trop frileux pour aller voir ce qui se passe ailleurs. Aimez-vous ce qu'elles font ?


JANE BIRKIN: A manger, sans hésiter, oui. Pour la reste.... je serais plus discrète et moins à même de pouvoir juger. Tout a commencé par une blague, une soir de boisson. Mes amants ne se sont pas retirés assez vite... après tout ceci n'est que du copinage et si elles tournent, c'est grâce à nos copains. Ceci étant dit, va-t-on reprocher à une boucher que sa fils reprenne l'affaire ? Pourquoi en vouloir à mes filles qui ne font que participer à le médiocrité ambiante ?


RICARD BURTON: Joann Sfar vient de terminer la réalisation d'un film sur Gainsbourg et dans lequel vous apparaissez jouée par une actrice.


JANE BIRKIN: Ne m'en dites pas plus Ricard, j'avais pourtant déconseillé à ce dessinateur de BD injustement connu de mettre la nez dans nos affaires de famille. J'ai vu la film, il est atroce, tout l'est dedans. La pire c'est que ces connards de françaises vont se ruer comme des rats pour s'entasser dans des multiplexes dès le premier week-end. A nouveau il y aura une mode Gainsbourg et tous les petits cons vont porter des T-shirts avec sa gueule dessus. Pour réaliser une film sur Serge il faut soit aimer l'argent soit être complètement con. Je crois que Joann Sfar est un peu les deux.


RICARD BURTON: Je n'ai plus de questions.


JANE BIRKIN: Alors passez moi le serviette et aidez moi à retirez la mousse mousse que j'ai sur le cul que je puisse sortir du bain.

 

 

Interview réalisée avec Jane Birkinarienàdire

Par ricard burton - Communauté : statut de l'artiste
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 11 2009 11:36
RICARD BURTON: Marie Drucker votre soi-disant piquant, n'avez-vous pas l'impression qu'il se dilue dans votre chevelure, de même que l'impact de vos informations vient buter contre la céramique de vos implants dentaires ?

 

MARIE DRUCKER: Lorsque le patron de l'information de France Télévision est venu me trouver pour savoir si j'avais les dents longues, vous imaginez bien que je ne m'en suis pas servies pour lui prouver ma motivation.


RICARD BURTON: Savez-vous que vous faites fantasmer le mari de la ménagère de plus de cinquante ans ?


MARIE DRUCKER: Je ne suis pas complètement idiote et je sais bien que si je suis là où j'en suis, c'est parce que j'ai tout misé sur la méritocratie. Les fils et filles à papa, très peu pour moi. J'aime à ce que le paysage audiovisuel puisse avoir la possibilité de se réformer.


RICARD BURTON: On vous imagine volontiers un corps assez bien fait, des lignes fines, des fesses rebondies et des jambes longue-vues, pourquoi alors vous borner à être une femme tronc ?


MARIE DRUCKER: Si cela ne tenait qu'à moi, je ferais mes plateaux depuis une cabine UV mais la télé française n'est pas prête pour un tel chambardement. Il va falloir opérer en douceur. Un jour je montre un sein et puis le lendemain, l'autre. Il faut y aller doucement, jusqu'au total découvrement.


RICARD BURTON: En tant que femme publique, vous vous êtes affichée avec François Baroin, Monsieur Pigasse et maintenant certaines rumeurs vous disent avec Gad Elmaleh. Outre le fait que je n'approuve pas vos choix, pourquoi ne sortez-vous qu'avec des hommes extrêmement fortunés ?


MARIE DRUCKER: Votre question est totalement idiote et périmée. C'est comme si vous me demandiez pourquoi je ne « date » pas des gros. Je préfère l'argent sale. Je suis une pompiste.


RICARD BURTON: Vous avez déclaré sur France2 qu'Europe1, radio où vous officiez également, était excellente. Etiez-vous tout à fait sérieuse et en possession de tous vos moyens ?


MARIE DRUCKER: J'ai dit ça pour rendre service à mon patron et je l'ai fait dans un esprit extrêmement corporate. Europe est la radio qui me donne de l'argent et me permet de me mettre du Givenchy sur le cul. Et si je n'en avais pas, qui voudrait s'en occuper de mon petit cul ?


RICARD BURTON: Ne voudriez-vous pas devenir ma compagne ? Vous avec un noir, cela devrait faire vendre du papier non ? Vous donner un peu de crédibilité.


MARIE DRUCKER: Moi, avec un Kahloush ? Vous plaisantez ? Après mon oncle qui s'est ridiculisé dans tout Paris avec la sienne... vous voulez que je me fasse recoudre l'hymen Ricardo ? Faites moi plaisir et remballez moi votre attirail, je n'ai pas envie de finir mes jours dans un kibboutz. J'aime bien les grosses papattes mais j'ai pour autre ambition que de faire la couverture d'Afrique Magazine avec vous. Par contre avec un engin pareil, je suis certaine que vous rendrez plein de femmes heureuses. Laissez-moi en parler à ma gouvernante. Elle est comme vous, noire et affamée. Restons sobres et évitons le mélange.

 

 

* Interview réalisée avec Marie Druckermit the frog

Par ricard burton - Communauté : blog culture
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 10 2009 11:46
RICARD BURTON : Tout d’abord Monsieur Besson, d’où vous vient cette face de fesse mal lavée ?

 

ERIC BESSON : Monsieur Ricard, je me réjouis qu’à votre tour vous vous adonniez aux joies du délit de faciès. N’est-il pas merveilleux de pouvoir juger autrui selon son physique et ses handicaps ? Nous sommes assurément dans une société devenue bien trop moraliste. J’espère que l’odeur de ma face ne vous importune pas trop sacré Monsieur Ricard !

 

RICARD BURTON : Vous avez migré de la petite gauche vers la droite décomplexée et fière. Je voulais savoir si l’UMP vous avait menacé de vous renvoyer en charter vers le PS ou si votre nouveau parti vous a menacé de dénonciation ?

 

ERIC BESSON : Monsieur Ricard, je suis abasourdi que vous tombiez dans les mêmes travers journalistiques que vos collègues. Tout à fait entre nous, n’avez-vous pas le sentiment que la gauche réunit en son sein le plus gros contingent d‘enfants de putains ? Un meeting du PS a des allures de rassemblement d’huissiers.

 

RICARD BURTON : Précisez votre pensée Monsieur Besson.

 

ERIC BESSON : Tous ces miséreux prétendument humanistes ne rêvent que d’une chose : prendre le pouvoir pour s’inviter au banquet de l’abondance, diriger pour opprimer. Ils sont comme tous les autres en vérité, mais en pire car ils avancent à couvert. Un gauchiste est un être humain qui ne s’assume pas, un gibier, un faisan.

 

RICARD BURTON : Est-il facile de cristalliser en soi toute la haine qu’éprouve le peuple français envers l’UMP ?

 

ERIC BESSON : La réponse est dans votre question mon cher Monsieur Ricard. J’ai choisi de passer le masque de la médiocrité, c’est ma responsabilité. Chacun a son rôle au gouvernement, c’est ainsi qu’il fut pensé, comme une vaste pièce de théâtre. Lefebvre a celui de la crétinerie, Woerth celui de la pingrerie. Fillon celui de l’immobilisme et la Première Dame, celui de l’échangisme.

 

RICARD BURTON : Sinon, d’homme à homme, à quoi rêve secrètement Eric Besson ?

 

ERIC BESSON : Pour être tout à fait honnête, souvent j’ai ce rêve qui revient sans cesse: un charter bourré à craquer de sans papiers qui se crash en mer.

 

 

* Interview réalisée avec Eric Bessonchoix

Par ricard burton - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 10 2009 09:52



Comme le dit la chanson de Dutronc, moi je me réveille avec Paris à cinq heures du matin. Je me lave tout de suite afin d’avoir le temps de pouvoir m’occuper correctement de mes cheveux. L’image c’est important quand on est un homme politique et Jean-Louis David veille au grain en faisant en sorte que je n’en sois pas couvert. Ensuite c’est café et Biscottes Time( Taillefine) dans ma belle cuisine Darty sur laquelle j’ai eu plus de cinquante pour cent( merci Jessica). Ma femme est partie en même temps que celle du Président. Mais la mienne n’est jamais revenue alors que Carla si parce qu’elle s’est vite rendue compte que sans son mari, elle ne valait plus grand chose sur le marché musical ou people. J’ai choisi de faire des sacrifices dans ma vie. Mon épouse ne l’a pas compris, mes enfants non plus. Transparence oblige, je vous dis tout et je fais de même sur ma page web 3.0 que je mets à jour chaque matin pendant que mes cheveux sèchent. Maintenant que je suis seul, je me sens plus libre de mes pensées et mouvements. Mais attention mesdemoiselles, tenez-vous prêtes, je ne dis pas qu’un jour je ne retournerais pas dans la bergerie. A sept heures trente, je vais réveiller mon garde du corps qui dort dans la chambre de mes enfants et ensemble, nous faisons dix minutes de sport tous les jours. Cela me permet de garder une ligne d’un homme de vingt ans et d’avoir une mentalité très combative. 
Dans la voiture qui mène à l’Assemblée, je me mets toujours aux côtés de mon chauffeur et je laisse mon garde du corps derrière. Je crois que l’image de l’homme politique a évoluée et il est important de montrer à ceux qui n’ont pas les moyens qu’on essaie de se mettre à leur niveau. Par exemple je mets un point d’honneur à m’habiller bien mais pas cher. Je préfère largement dépenser en soins capillaires. Je vais donc tous les lundis chez Fabio Lucci m’acheter un nouveau costume, une nouvelle cravate et une chemise que je donne la semaine suivante au mari de ma bonne ou à un quelconque sous-fifre de l’UMP. Il est important de savoir partager, ce sont des valeurs républicaines qu’il faut transmettre aux maghrébins pour qu’ils puissent s’intégrer au mieux dans notre société égalitaire. 
Le midi, je n’ai pas le temps de prendre part aux déjeuners interminables de l’Assemblée où tous les ronds de cuir se prélassent des heures à manger du gibier. Je me fais une quiche salade en potassant mes dossiers ou des livres. D’ailleurs en ce moment je relis pour la quatrième fois L’art de toujours avoir raison pour Les Nuls d’un descendant de Schopenhauer. Je fais des points presse tous les jours où je réponds à des journalistes pas toujours très intelligents. Mais c’est comme ça et depuis la multiplication des titres presse internet, il faut bien reconnaître que le niveau général est en baisse. Je pense évidemment à Rue89, Bakchich et autres torches fions qui inondent le web. A force de chercher à déterrer la merde, on la trouve toujours. C’est facile de contester, il est bien moins évident de mettre en lumière ce que le Président a fait de bien. La France est un vieux pays qui s’est laissé dicter sa loi par un socialisme hypocrite qui nous a rendu un pays en miettes. Faut nettoyer la table et frapper du poing. C’est ce que nous faisons et à ceux à qui cela ne plaît pas, je dis, exilez-vous, allez voir si l’herbe est plus verte ailleurs et arrêtez de nous la brouter si elle vous semble trop amère ou pas assez pimentée.
En fin de journée, j’ai toujours un rendez-vous avec le Président qui me donne les instructions pour le lendemain, comment le défendre et qui attaquer. Nous avons une politique de communication très cohérente et cela grâce à une amitié de vingt ans, sans faille. J’ai été et suis toujours très isolé du fait de ma fidélité inébranlable envers lui. C’est comme cela, c’est un choix. Il est évident que j’ai fait une croix sur une vie familiale, amicale de confort mais en retour j’ai l’amour du Président et ce n’est pas tout le monde qui a le droit à ça. C’est marrant mais quand il me passe la main dans les cheveux, je me sens un peu comme son fils ; spirituel évidemment car il n’est pas bien plus vieux que moi. Je ne crois pas qu’il soit aussi tendre avec beaucoup d’autres, ni même avec son fils musicien raté. A vrai dire, j’ai la langue toute engourdie à force de faire de la lèche à longueur de temps mais j’espère bien avoir mon ministère au prochain remaniement. Peu importe lequel, je m’en fou, même celui de la santé je le prendrais, du moment que je puisse avoir mon portefeuille et faire fermer des gueules un peu trop ouvertes. 
Je rentre chez moi pas avant dix heures. Je mange léger et je me fais mon petit plaisir quotidien, deux ou trois macarons. Mais pas de chez Ladurée ou Pierre Hermé, ceux de La Brioche Dorée sont très biens et beaucoup moins chers. Souvent très fatigué, je m’endors devant la télé et c’est mon garde du corps qui me porte jusque mon lit, me prépare et me glisse sous la couette où, soirs de fête, il lui arrive de rester à mes côtés. 
Par ricard burton - Communauté : Création contemporaine. Art
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 09 2009 11:02
Le matin, c’est soit Sophia qui me réveille (mon petit york tricolore acheté à Cannes-la-Bocca), soit les infirmières venues s’occuper de moi. Je suis toujours partagé à cet instant entre bonheur et dépit. Car il faut avouer que ce n’est pas le moment de la journée le plus agréable. Il faut que je fasse ma rééducation faciale, celle de mon bras. Les progrès ne sont pas très encourageants mais il y en a et surtout, cela m’occupe car personne ne me  rend visite avant le début d’après-midi. Vient la toilette qui me coûte beaucoup d’efforts, surtout celui de me mettre nu devant une petite noire toute mignonne qui n’aurait pas dit non à ma belle époque mais que je semble dégoûter aujourd’hui. Elle a beau faire ce qu’elle peut, la pauvre n’arrive jamais à masquer sa révulsion presque systématique. Lorsque je suis habillé et que je sens à peu près bon alors mes aides à demeure consentent à bien vouloir me laisser petit-déjeuner. Je rêverais de tartines grillées et de pains suédois mais jours après jours, je dois me contenter de céréales Weetabix. Jusque onze heures trente, nous faisons une ballade, dans mon appartement. Il est assez grand alors je peux faire des roues arrière sur ma chaise et surtout, cela m’évite d’attraper froid et de me faire chahuter par des voyoux. Avant, Brialy et De Broca passaient me voir à tour de rôles, un jour sur deux. Ils m’occupaient bien avec leurs histoires, dommage.

Lorsque vient l’heure de manger, je me mets toujours en tête que je vais me mettre en bouche une bonne entrecôte ou un gentil carré d’agneau entre les crocs, mais les aides sont strictes et elles me servent invariablement des Weetabix. Elles tendent à changer parfois sur la nature du lait, riche en calcium ou en magnésium et c’est bien le seul écart qui me soit permis.

Après ma sieste, un peu avant dix-sept heures, Barbara, ma nouvelle amie vient me chercher dans l’Audi décapotable que je lui ai offerte pour ses trente ans. Noire comme ses cheveux et intérieur cuir blanc, comme ses dents. Nous filons à la banque avant qu’elle ne ferme, car elle m’aide à réaliser des investissements sur le long terme. Ensuite, nous nous rendons au Bon Marché enfin elle, car elle me laisse toujours dans la voiture au parking, capote ouverte. A dix-neuf heures elle en sort, toujours aidée par une ribambelle de vendeurs portant ses paquets et nous filons à Créteil où nous retrouvons ses amis au stand de tir pour quelques parties qui parfois n’en finissent pas. Mais Barbara n’oublie jamais de me rappeler que j’ai de la chance quand d’autres sont en maison de retraite ou six pieds sous terre. Alors je me calme et je cesse de trembler avec l’aide de quelques gélules. Je ravale ma fierté et attends que tout ce petit monde finisse les pichets de margarita et vide ses chargeurs de munitions. Puisque Barbara est une bonne vivante et qu’elle est généreuse, elle invite régulièrement sa bande à finir la soirée chez moi. Ils me demandent souvent des histoires sur ma vie mais très vite, ils se lassent et se remettent à boire et à passer de la musique très forte. A ce moment là, Barbara me met dans le salon face à un écran plasma qu’elle oublie toujours de brancher. Je termine ma troisième assiette de Weetabix de la journée, le plus souvent en m’endormant dedans où elle a oublié d’y verser du lait. Je me réveille régulièrement en plein milieu de la nuit avec une envie de boire ou de faire pipi. Je les entends encore s’amuser et hurler des insanités alors au lieu de les embêter, je réprime mes envies et je tente de me rendormir au plus vite pour ne gêner personne et je rêve systématiquement ou presque l’époque où je réalisais mes propres cascades. Mais la dureté de mon parquet me rappelle maintenant que je ne contrôle plus mes chutes.

Par ricard burton - Communauté : statut de l'artiste
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 09 2009 17:13
Le matin je me réveille toujours avant tout le monde pour aller chercher la première fournée de croissants chauds pour ma mère qui a du mal à émerger du fait de ses deux jobs (au guichet à La Poste la journée, dans un rade de la Place Clichy en soirée). Lorsque j’ai ingéré mes deux viennoiseries sur un bout de table, je me dépêche de nettoyer l’appartement de fond en comble pour être fin prêt à huit heures en vue d’aller déposer mon petit demi-frère à l’école d’à côté. On vit comme un petit couple tous les deux. On va courir autour du Lutétia, je l’emmène chez M·A·C lui montrer le mascara que j’affectionne le plus. On mange un bout place de la Croix-Rouge tous les samedis. Lorsque tout le monde est parti travailler, que je me retrouve seul, je ne sais jamais très bien par quoi commencer. J’ouvre mon ordinateur, vois que je n’ai pas de mail alors je vais m’allonger en réfléchissant à quoi je pourrais bien m’atteler.

A treize heures, j’ai faim, alors je vais rue de Bretagne dans le 3ème, je mets ma panoplie : Ray-Ban- Stan-Smiths, pantalon Tom Ford et petit foulard et je déambule sur le pavé à voir qui je pourrais bien accoster. Une fois sur cinq j’arrive à occuper la place d’en face d’une femme toute seule qui aime bien les noirs qui ne sont pas légion dans ce périmètre. Je la fais boire un peu de rosé et très souvent, devant mon insistance, j’arrive à lui glisser deux ou trois coups de langue. Si elle m’invite au déjeuner, je lui promets de la revoir le lendemain. Mais je suis un nomade alors je ne reviens pas tout de suite.

A seize heures, je retourne à la maison allumer l’ordinateur pour voir ce à quoi je pourrais travailler. Mais j’ai trop bu et je me dis qu’une sieste s’impose. A dix-neuf heures, un de mes quatre amis m’appelle, c’est l’apéro. Je rapplique vite fait non sans avoir oublier de réchauffer une boîte de bouffe à mon petit demi-frère. En général avec mes amis, on se donne rendez-vous dans le quartier Montorgueil, au Café Noir. La bière y est pas cadeau mais il y a plein d’à côtés sympas qui ne se refusent pas. La serveuse se reconnaîtra.

Lorsque la faim me travaille, je vais direction Place Clichy, au Cyrano, là où ma mère sert. Elle m’envoie souvent un croque-monsieur et une bière gratos. C’est toujours agréable et comme ça je peux garder un œil sur elle et foutre une rouste à ceux qui voudraient l’emmerder.

A vingt-trois heures trente, je regagne mes pénates avec l’idée ferme de me mettre à écrire deux ou trois trucs. J’allume l’ordinateur mais y’a pas, je trouve ça déprimant un écran alors je le ferme et je me couche avec un petit calepin à mes côtés au cas où. Cela fait dix ans que je l’ai et je n’y ai toujours pas inscrit un mot. 

Par ricard burton - Communauté : La Mode
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 09 2009 17:14

ALAIN SOUCHON : On est d’accord Monsieur Burton, je vous accorde cette interview que si vous parlez un peu de mes fils.

 

RICARD BURTON : Alain Souchon bonjour, merci de bien vouloir m’accompagner pour cette rentrée.

 

ALAIN SOUCHON : C’est bien normal, je n’ai jamais eu rien contre les noirs.

 

RICARD BURTON : Pourtant Voulzy n’apparaît pas ou peu sur votre dernier album et vous habitez dans le sixième arrondissement de Paris à proximité d’une faculté réputée pour ses idées extrêmement de droite.

 

ALAIN SOUCHON : Je vais répondre en deux temps à vos deux remarques. Uno, Je ne vis pas au Vel d’Hiv à ce que je sache. Deuxio, je vis à proximité du parc du Luxembourg où je vais parfois promener mes bouclettes parsemées. Triso, le négro, il avait pas le talent de mes fils vous comprenez.

 

RICARD BURTON : Vos fils n’avaient pas surtout, ni l’éclairage médiatique, ni les revenus colossaux que Laurent Voulzy a perçu grâce à quelques petites crottes musicales parties aujourd’hui avec les eaux usées.

 

ALAIN SOUCHON : Pas exclusivement. Mon aîné a travaillé sur un album d’Elie Seimoun et sur un album de Sandrine Kiberlain, N°1 des ventes Itunes de la rue de Passy. Avec ça, il m’a payé une glace chez Ben&Jerry’s, qu’est ce que j’étais fier ce jour là ! J’ai gardé un bout du cornet dans mon portefeuille.

 

RICARD BURTON : Par contre l’autre là , qui s’appelle Ours, c’est pas très brillant, n’est-ce pas ?

 

ALAIN SOUCHON : Peut-être, mais il gagne le triple de ce que vous faites. C’est moche l’aigreur ma petite noiraude. Alors je le comprends s’il préfère faire de la merde plutôt que d’essayer de plaire à Monsieur Ricard Burton. Parce que vous comprenez mon cher, vous n’êtes pas non plus le centre du monde. Moi aussi je suis né à l’étranger pourtant je ne viens pas pleurnicher ou occuper des Églises tout ça parce que l’Etat français veut me renvoyer chez moi.

 

RICARD BURTON : Moi qui vous croyais de gauche.

 

ALAIN SOUCHON : Je paie beaucoup d’impôts, ne suis pas un exilé fiscal, comment voulez-vous que je sois de droite dans ce cas là ? C’est vous qui êtes de droite avec vos revenus d’éthiopien, vous qui n’êtes taxé sur rien et qui voudriez que nous payions plus encore alors que vous n’aidez pas votre prochain. Inutile de vous mettre sous mes Timberland, vous n’avez pas l’air de porter bonheur Monsieur Ricard.

 

* Interview réalisée avec Alain Soutraitan

Par ricard burton - Communauté : statut de l'artiste
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 07 2009 09:08


Très cher Ricard, je viens d’un pays de l’est où des atrocités furent perpétrées lors de la décennie précédente. J’ai fui les massacres et suis venue en France afin d’y trouver la sérénité. Je me suis mariée avec un français qui me tape. Je n’y voyais pas d’inconvénient car ce que vous estimez être une barbarie, nous l’avons inscrit dans notre charte nationale. Par contre, c’est un artiste. Il fait des sculptures, des installations, il écrit, fait des films et il met tout ça sur internet. Les gens lui disent que c’est bien, alors il produit encore plus et se sent investit, il se croit talentueux. En plus ce connard vote à gauche alors qu’il est le plus égoïste des gens que je connaisse, comme tout leur électorat soit dit en passant. Les artistes sont une plaie pour la société Ricard, quoiqu’on en dise. Et donc, vous serait-il possible de m’héberger en échange de quelques sodomies que je vous laisserai pratiquer et quelques droites sur la pommette de votre choix ?

P.S. : Je kiffe le beurre de canard


Très chère Dubravka, sache que je ne suis pas du tout insensible à ton offre puisque je suis actuellement moi-même en train d’essayer d’obtenir ce genre de services de la part de la cousine de ma femme qui croit qu’il est possible de séjourner chez nous sans passer par la case offrande. Malheureusement tes origines ne parlent pas pour toi et j’ai peur que très vite l’envie de te jeter par la fenêtre ne me prenne. Un conseil rentre au pays et fais toi oublier ou tuer. 

P.S. : Je suis tendre et rosé à l’intérieur.
Par ricard burton - Communauté : Littérature d'avant-garde
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 06 2009 13:06
RICARD BURTON : Monsieur Depp, on dit que votre carrière cinématographique s’est arrêtée le jour où vous avez croisé la route de cet imposteur fellinien qu’est Kusturica, le tout saupoudré de cette insupportable musique de M. Pop et qui déjà à l’époque ressemblait à un titre de pub.

JOHNNY DEPP : On dit que la vôtre de carrière n’a jamais commencé et que vous pourrissez la vie des gens sur les réseaux sociaux. La gangrène nègre qu’on vous appelle.

RICARD BURTON : Après consultation, je me suis aperçu que vous n’aviez « daté » que de frêles jeunes filles. Est-ce donc pour qu’elles ne puissent répondre à vos colères légendaires ?

JOHNNY DEPP : Les maigrelettes sont beaucoup mieux dans leur peau que les grassouillettes.

RICARD BURTON : Beaucoup d’entre nous attendons que vous ne vous faniez pas comme le ferait une Brigitte Bardot. Quelle solution concrète pouvez-vous apporter à vos fans pour qu’ils ne vous voient pas dépérir un peu plus ?

JOHNNY DEPP : Je ne vais plus m’alimenter, trouver une cause quelconque et faire une grève de la faim pour un truc auquel je ne comprendrai rien. Je laisserai ensuite les journalistes faire le reste du travail.

RICARD BURTON : Avec Brad Pitt, vous êtes une usine à fantasmes pour toutes les femmes de la planète. Comment vivez-vous l’arrivée sans crier gare de George Clownette qui, au passage, s’habille comme un homme de son âge et milite pour des très nobles causes lorsque vous dépensez votre argent pour acheter des îles et faire travailler gratuitement la population locale ?

JOHNNY DEPP : Je vous renvoie à l’œuvre de J.M. Barrie pour ce qui est de votre remarque. Pour le reste, les gens de l’île ne travaillaient pas du tout avant notre arrivée. Je ne les paie pas certes mais si un jour ils veulent venir travailler en France, ils seront bien contents d’avoir appris à me limer les plantes de pieds, à avoir fait le maillot de ma femme. Vous ne disiez pas non d’ailleurs lorsque l’une d’entre elles est venue vous faire la cour. Vous pensiez sincèrement que vous lui plaisiez ?


* Interview réalisée avec Johnny Deppot de bilan
Par ricard burton - Communauté : La Mode
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