Mardi 22 juillet 2008
RICARD BURTON: Pape Diouf bonjour et merci de venir nous dire bonjour, depuis le temps que je voulais cette interview, que nous vaut cette petite visite ?

PAPE DIOUF: J'ai pris la décision la plus importante et la plus colossale de ma carrière. Cette année sera ma dernière à la tête de l'Olympique de Marseille, enfin presque. A partir de l'année prochaine et sur demande du président Aulas, je prendrai sa place à Lyon. Je mettrai son costume, ses chaussures, son peignoir. Si je puis dire évidemment.

RICARD BURTON: Comment cela est-il possible ? Vous rendez-vous compte de la bombe que vous lancez alors qu'il vous reste un an à honorer sur la Canebière ?

PAPE DIOUF: Justement, vous ne pensez pas que j'y ai réfléchi Ricard ? Je me suis entretenu avec les supporters. Nous avons eu un dialogue sain et adulte. Evidemment cela ne leur a pas plu au début. Mais ils ont vite accepté notre projet avec l'Olympique Lyonnais. Si je vais chez les gones, c'est pour marquer une période de transition et amener le groupe à se transformer. Maintenant que j'ai mis en place une solide équipe au talent offensif indiscutable à Marseille, que la défense va cette année se renforcer et que j'ai mis à la tête de l'équipe un entraîneur parti pour rester, je peux partir tranquille, faire la même chose à Lyon. Il y a un potentiel qui n'est plus à prouver à présent dans cette équipe. Ce qui lui manque surtout, c'est de l'amour. Cette équipe a un déficit passionnel rapport à Marseille ou même le PSG. Lorsque nous vendons dix maillots de Ziani ici, il s'en vend un de Benzema là-bas. L'année prochaine je devrais remédier à ceci. Nous tâcherons de gagner avec panaches, et des buts. Et nous ferons aussi un entraînement de supporters. Il faut absolument qu'ils deviennent plus passionnés, qu'ils brutalisent un peu plus. Il faut qu'il y ait de la ferveur aux abords du stade vous comprenez ? Nous avons commencé à poser les bases déjà un peu plus sérieusement cette année avec Ben Arfa. Nous avons fait monter la sauce pour que les supporters Lyonnais deviennent un peu plus vivants. Ils ont la clef, je pense, pour que leur équipe soit enfin aimée comme elle le mérite. Moi je l'aime immensément, ce n'est pas par hasard que j'ai accepté la proposition du Président Aulas. Mais vous savez, il y a bien plus derrière tout ceci.

RICARD BURTON: Effectivement Pape, j'en ai entendu parler. Mais devant l'immensité de la rumeur, je préfère que vous nous en parliez.

PAPE DIOUF: Mais avec grand plaisir mon cher ami. Premièrement et comme peuvent le faire des grandes entités telles que GDF et Suez en fusionnant , nous allons faire la même chose. D'ici trois années, l'OM et l'OL vont fusionner pour donner une seule et même équipe. Si nous voulons tutoyer les cimes des championnats européens, si nous voulons nous acheter des brésiliens, des argentins, si nous voulons conserver nos meilleurs joueurs dans le championnat, nous nous devons de fusionner et faire tronc commun pour avoir un budget en adéquation avec nos objectifs.Le supporters devront s'acclimater évidemment à ce rapprochement, ce ne sera pas facile mais je sais que lorsque nous ferons jeu égale que Manchester United et que nous planterons dix buts au Real, ils verront la vie autrement. Cette équipe se prénommera l'OML, prononcer L'Omèle. En plus nous aurons la chance d'avoir deux stades, ce qui nous permettra d'accueillir bien plus de public au final.

RICARD BURTON: Et le Président Aulas va donc vous laisser la clef de l'équipe et de la fusion ?

PAPE DIOUF: Tout à fait parce que lui même part pour un nouveau défi et qui ne sera pas que sportif. Devant les déclarations de Nicolas Sarkozy et de Bertrand Delanoë de construire un Grand Paris, Président Aulas a décidé de passer à l'action. Il ne veut surtout pas rester les bras croisés à voir les autres nous écraser un peu plus. En France il n'y a que Paris qui existe, cela a été une erreur historique et depuis les choses ont très peu bougées. L'Etat nous a fait croire à un possible changement avec ses décentralisations, mais un final nous nous retrouvons toujours aussi abandonnés. Comme pour la fusion de nos deux clubs, Président Aulas a pensé à rapprocher nos deux villes et à en faire une mégalopole, de plus de trois-cent kilomètres de long. Ce beau projet risque de faire du bruit car il recentrera vraiment la France comme elle se doit. Cela fait des années que Paris nous pompe tout l'air. Toutes les villes importantes se trouvant sur la ligne TGV type Avignon et Aix-en-Provence seront rasées. Il ne s'y passe rien et cela ne sert non plus à rien de rester sur nos acquis. Il faut faire table rase du passé et penser à l'avenir. C'est exactement ce que Président Aulas compte faire. Notre nouvelle ville s'appellera Marlyon.

RICARD BURTON: Et vous Pape, vous vous cantonnerez simplement à votre rôle de dirigeant d'équipe de l'OML ?

PAPE DIOUF: Il est étonnant que vous utilisiez ce terme de cantonner, Ricard. Car c'est effectivement en pensant à mon ami Eric Cantona que l'envie de faire du cinéma me titillait depuis un petit bout de temps. Mais j'attendais le projet adéquat, le bon script vous savez. Et puis, je ne voulais pas donner ma carrière entre les mains de n'importe lequel des réalisateurs à la noix. C'est pourquoi lorsque Francis Veber, que l'on connaît tous comme étant le roi de la comédie à la française, m'a proposé de faire une série de films sur mon nom, j'ai accepté presque aussi immédiatement. En plus le concept est déclinable presque à l'infini puisque tout part de moi alors vous savez, des pitchs et des situations, nous en avons à foison. Par exemple il y aura Pape à mobile, Pape à Poule, Pape de Problèmes, Pape sur la Bouche.


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Lundi 21 juillet 2008
RICARD BURTON: Claude Lelouch merci d'être venu me voir pour nous parler de votre carrière et de vos projets. Comment allez- vous ?

CLAUDE LELOUCH: Bien, je vous remercie. je vous remercie aussi d'avoir fini par m'accueillir. A voir défiler tous ces brillantes personnalités chez vous, je commençais à désespérer.

RICARD BURTON: Vous dites ça mais vous avez été à deux doigts de refuser cette invitation. Il se trouve aussi que cela faisait longtemps que vous n'aviez pas eu une si importante actualité.

CLAUDE LELOUCH: J'ai failli refuser d'une parce que cela me gênait de succéder à Dieudonné et de deux parce que vous m'avez fait revenir de Thaïlande alors que je venais de passer la douane. Mais je ne vous en veux pas et je pars dès demain par le premier avion rejoindre ma nouvelle épouse.

RICARD BURTON: Parce que vous en avez une nouvelle ?

CLAUDE LELOUCH: Absolument pas mais ainsi, en prononçant ces mots, j'ai l'agréable sensation que c'est effectivement le cas.

RICARD BURTON: Qu'avez-vous fait durant tout ce temps ? Vous nous aviez habitué à faire un film par an et occupé l'espace médiatique bien plus fréquemment.

CLAUDE LELOUCH: Vous savez mon ami, la vie est émaillée d'imprévus. A une époque pas si lointaine on m'appelait encore le Woody Allen français.

RICARD BURTON: Tout à fait,  du fait du peu d'entrées que vos films faisaient dans votre propre pays.

CLAUDE LELOUCH: Mais pas que.

RICARD BURTON: Tout à fait, aussi parce que vous tournez beaucoup, que vous tournez en rond, que vous aimez les femmes et que vous êtes narcissique, un peu.

CLAUDE LELOUCH: Monsieur Burton, réfléchissez un peu, tous les artistes sont narcissiques. Il y en a qui vous tentez de vous embobiner en parlant de la guerre de tel ou tel pays, de la famine, de la cruauté humaine. Au bout du compte, ces types là ne font parler que de leur traumas, de leur vision des choses. Je fais exactement la même chose sauf que je me permets une introspection un peu plus profonde car j'estime que j'ai eu une vie intéressante et que j'avais plein d'anecdotes à raconter.

RICARD BURTON: Mais cette naïveté grossière que beaucoup vous reprochent, vous ne la regrettez pas ?

CLAUDE LELOUCH: Je ne crois pas que Fritz Lang, Von Stroheim aient regretté quoi que ce soit.

RICARD BURTON: A la différence que ces réalisateurs vivaient à une époque durant laquelle les mœurs étaient bien différentes d'aujourd'hui.

CLAUDE LELOUCH: Monsieur Burton, vous ne pouviez pas me faire plus plaisir qu'en disant ceci. Et donc, vous ne trouvez rien de désolant dans le cinéma actuel ? Au moins je fais l'effort de rendre mes images romantiques, d'avoir un récit romanesque, de toucher les gens avec de la musique qui donne la chair de poule. Quand je vois toute cette petite vague de réalisateurs maigrelets, cyniques qui font des films de genre, bardés d'hémoglobine, de violence pour de la violence, simplement dans le but d'être repérés par hollywood, je trouve cela extrêmement triste. Le pire dans tout cela, c'est qu'ils se trouvent rock-and-roll ces gens-là. Ils se prennent pour des insurgés parce qu'on fait planer le doute d'une censure au-dessus de leur tête. Je crois que cette censure peut-être sincère dans le but de protéger nos chers enfants de voir de telle abominations si jeunes.

RICARD BURTON: Tout de même, vous n'avez pas le sentiment d'être un peu retardataire sur ce point en fustigeant un genre ?

CLAUDE LELOUCH: Monsieur Burton, parfois votre incompréhension me laisse pantois. Je ne dis rien de mal. Je dis juste que tous semblent s'engager dans une brèche ouverte depuis peu. L'ultra-violence est légion depuis quelques années. Pourquoi pas ceci dit, si elle dérange. Le problème est que celle des petits tâcherons français est embarrassante puisqu'elle tâche comme du gros vin. Mise à part Aja, Richet et un autre couple dont le nom m'échappe, il faut tout de même tirer un triste constat, nous sommes dans de beaux draps.

RICARD BURTON: Qui trouve grâce à vos yeux dans la nouvelle génération ? Qui sont vos héritiers directs ?

CLAUDE LELOUCH: Vous me posez une sacré colle vous savez parce que cela fait longtemps que je ne vois rien de valable. d'ailleurs c'est bien simple je ne vais plus au cinéma depuis de longs mois maintenant. Je télécharge beaucoup de films, passe mon temps sur youtube à regarder des bêtises. Cela commence à dater maintenant mais j'ai adoré le coup du mentos dans le coca. Je crois que je les ai tous regardés. Cela est très proche de mon cinéma vous voyez ? C'est frais, naïf. Je tourne des courtes séquences comme ceci, des expériences, des blagues.  Le film commence à prendre sa forme informe. Pour répondre à votre question, je n'ai pas d'héritiers car ils n'arrivent pas à monter leurs films. Je suis sur qu'au CNC ils ont la consigne de refuser tout ce qui s'apparenterait de près ou de loin à du Lelouch ou a du Bruno Dumont, voilà un héritier.

RICARD BURTON: Vos projets ressemblent à quoi ?

CLAUDE LELOUCH: A part ce film ? Je voudrais en faire un sur la dépression mais à ma manière, en emportant le tout dans un vent de bonne humeur et de gaieté, en chanson si possible. Qu'est ce qu'un homme peut demander lorsqu'il a tout eu Monsieur Burton ? J'ai eu les plus belles femmes, fait de très beaux films, j'ai gagné tous les prix possibles avec mes films. Je suis comblé, j'ai tout eu très vite et aujourd'hui, je n'attends plus rien de la vie. Je passe beaucoup de temps dans mon fauteuil, seul à attendre un signe de la vie. Cela ne vient pas, je ne suis pas pressé mais j'aimerais avoir un vrai hommage, pour de bon.


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Samedi 19 juillet 2008
RICARD BURTON: Dieudonné, vous n'en avez pas marre d'être idiot ?

DIEUDONNE: Ah, ah... cela me fait bien marrer. Il ne faut pas me diaboliser, voyons Ricardo.

RICARD BURTON: Excusez-moi j'ai échangé mes notes avec Claude Askolovitch.

RICARD BURTON: Pensez-vous toujours qu'il y ait un complot juif ?

DIEUDONNE: Un complexe, certainement.

RICARD BURTON: Pourquoi vous êtes-vous mis dans la peau d'une cible ?

DIEUDONNE: Je l'ai déjà expliqué en direct à plusieurs reprises. Il y a un vide en France dans l'humour. Il y a une faille béante attirante dans laquelle s'engouffrent tous les gens. Trouvez-vous cela normal par exemple qu'un homme comme Arthur, que je respecte profondément d'ailleurs, fasse salle comble et revendique des centaine de milliers de spectateurs pour son premier on man show ? C'est ce que j'appelle le comique bourgeois et je sais que tu es entièrement d'accord avec moi Ricard. Ces soit disant comiques qui font des blagues sur des conneries de la vie de tous les jours, sur les dernières tennis. Je ne me suis pas mis dans la peu d'une cible comme tu dis même si cela ne veut rien dire. J'ai plutôt l'impression que ce que je fais est sain. Je ne tente absolument pas de mettre deux communautés dos à dos comme cela a été bêtement dit, je me moque. Je ne veux faire aucune peine, j'expérimente, je travaille, je creuse et j'apprends.

RICARD BURTON: Oui mais pourquoi le faire publiquement ? Pourquoi par exemple avoir choisi Le Pen comme parrain de votre quatrième enfant ?

DIEUDONNE: Ce qui a été dit, fait par certains m'a profondément meurtri dans ma chair. Lorsque je fais du comique, je le fais avec mes tripes. Encore une fois, je ne viens pas pour faire une blague Caméra Café qui veut rien dire et je me casse. Non, le comique, selon moi, doit amener à une réflexion. Les gens l'ont oublié. Pourquoi ? L'équipe du Splendid par exemple a cannibalisé ce registre pourtant si noble. Ces gens n'ont aucune conscience, si ce n'est de faire du pognon. Ils sont gros aujourd'hui, ils sont fatigués, ils sont insipides. Malheureusement après eux, des tas de producteurs ont demandé à des gens de faire du Bronzé ou du Père Noël est une ordure. Résultat, nous avons aujourd'hui un comique national en berne. Les Nuls c'est pareil, où est le politique dans ce qu'ils faisaient ? Ou était le social. Qu'ont-ils apporté à part avoir dit bite ou chatte à 20 heures ? Ces gens là ne me gênent pas, comprend moi bien Ricard. Ce qui me gêne en revanche c'est qu'il n'y ait que des comiques. Ils inondent un marché sursaturé. Aujourd'hui tout n'est qu'humour, gaudrioles et tout le toutim. Mais où sont la critique et la réflexion ? Le Pen, on nous l 'a montré comme un croque mitaine, on a joué sur la peur des gens. Il s'est senti acculé alors il a dérapé. Comme moi, c'est pour cette raison première que je me suis senti proche de lui. Ensuite, j'avais envie de lui pardonner, de tenter un rapprochement. Il est important de savoir pardonner.

RICARD BURTON: Vous aimeriez que les gens vous pardonnent donc ?

DIEUDONNE: Je n'ai rien à me faire pardonner; J'ai fait un sketch pour faire réfléchir, pour qu'il y ait un dialogue. Au final je me suis retrouvé au peloton d'exécution, les gens n'ont pas voulu parler avec moi car ils estimaient que j'étais un barbare. Evidemment quand on te taxe de telles choses, c'est facile de te la faire fermer. On te frappe dessus, on t'isole, on t'affame alors forcément cela décuple l'envie de faire des conneries. Les médias savaient très bien ce qu'ils faisaient en m'isolant.

RICARD BURTON: Pourquoi avoir attaquer Arthur en justice alors qu'il vous avait traité de dernière des ordures ? Pourquoi donc être rentré dans ce schéma ?

DIEUDONNE: Pour le faire chier.

RICARD BURTON: Vous avez une solution pour sauvez le comique français ?

DIEUDONNE: Non je n'ai pas de plan de sauvetage. Mais par exemple, lorsque j'ai vu débarquer Jamel il y a une dizaine d'années j'ai cru que nous tenions le bon bout. Je le trouvais talentueux et je le croyais capable de ne pas se fourvoyer. Malheureusement il est rentré très vite dans le système. Parce qu'il ne faut pas se leurrer, la quasi-majorité des artistes, ceux qui dénoncent, ils le font car ils n'ont pas ce qu'ont les autres. Ils crient famine pour avoir de la popularité et de l'argent. Ils défoncent le système parce qu'ils sont aigris de ne pas avoir ce à quoi ils croient avoir droit. Vérifie Burton, une fois qu'ils ont tout ceci, nous les entendons beaucoup moins. Evidemment il y a des irréductibles. Et vous vois-tu, Jamel avait un vrai potentiel, il avait la possibilité de dire des choses, nous montrer les travers de la société. Qu'est ce que nous avons à la place ? Un petit gars habillé maintenant en costard, qui passe chez Fogiel et dit" Si le dalton il passe, je me tire", ou un truc comme ça. Voilà et après ça, ça passe pour de la subversion. Je ne suis évidemment pas pour la subversion à tout prix mais je considère qu'aujourd'hui nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Une ère policée, extrêmement fliquée dans laquelle nous n'avons plus le pouvoir. L'avons-nous jamais eu ? Je ne sais pas. Disons que le monde nous renvoie une image de nous même assez terrifiante. Nous sommes cloisonnés, nous vivons dans la peur constante de l'autre, les médias poussent au communautarisme. Alors après certains analystes à la con viennent nous raconter que si les gens se regroupent entre eux, c'est pour faire face à la mondialisation qui leur fait peur. Tout ça ne sont que des salades de fruits.

RICARD BURTON: Vous n'avez pas l'impression de dire des lieux communs ? Vous n'avez pas le sentiment que finalement vous faites la même chose en décriavnt une société à l'agonie ?

DIEUDONNE: Bien sûr que oui. Et alors ?

RICARD BURTON: Quelles seront vos prochaines provocations ?

DIEUDONNE: Je crois que vous tu ne me comprends pas mon frère et j'en suis très touché. Nous ne venons pas du même continent mais je suis persuadé que le même sang coule dans nos veines. Mon prochain enfant, j'aurais voulu l'appeler Ricard vois-tu ou Ricarde si c'est une fille. Mais lorsque je vois ton comportement j'ai bien envie de me raviser. En solution de Rechange j'avais Adolf ou Adolfette. Le prénom est joli mais voilà il est tombé sur un type qui l'était moins. Du coup, c'est beaucoup d'espoir que je mets en mon futur enfant, afin qu'il redore la blason de ce si joli prénom.
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Jeudi 17 juillet 2008
RICARD BURTON: Bonjour Monsieur Hollande. Je suis allé sur internet pour préparer un peu notre chic rendez-vous. Mais à ma grande surprise, je n'y ai pas trouvé beaucoup d'informations intéressantes. J'ai vu des Françoise, des Francine Hollande mais c'est vrai qu'entre vous et internet, cela sonne comme le désamour entre le web 2.0 et une France oubliée.

FRANCOIS HOLLANDE: SI vous voulez me faire dire que ceci est dû à une manipulation du clan Sarkozy. Si vous pensez que je ferai les mêmes navrantes déclarations que mon ex-copine, vous vous mettez le doigt dans l'œil. Même si je sais que Google est une entreprise qui sert la soupe à l'Etat, aux puissants en place, je ne veux surtout pas tomber dans les travers familiaux. Notre petite dernière de seize ans par exemple, Flora, qui sera certainement une brillante avocate, s'est faite voler son sac Vuitton. Dans la foulée Mme Royal appelait l'AFP pour leur soutenir que notre fille avait été victime d'une tentative d'intimidation de la part des Sarkos et que cet acte s'inscrivait dans la droite lignée des autres actions.

RICARD BURTON: Pourquoi teniez-vous absolument à me rencontrer ? Aviez-vous une idée précise en tête ?

FRANCOIS HOLLANDE: Non je ne copine pas avec les journalistes et encore moins avec les camerounais. Excusez-moi mais on dit que là-bas, la presse n'est pas très claire. Je suis venu vous voir pour différentes raisons et la première m'attriste beaucoup, c'est l'éviction du caricaturiste Siné de Charlie Hebdo.

RICARD BURTON: Vous étiez ami avec ce monsieur ? Vous aimiez sa plume ? Parce qu'il n'était plus tout jeune.

FRANCOIS HOLLANDE: Vous êtes décidément aussi con que les autres Ricard.

RICARD BURTON: Vous voulez dire aussi con que les autres journalistes camerounais ?

FRANCOIS HOLLANDE: Ricard, ce n'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. Ne m'amenez pas sur ce terrain là en faisant de moi un raciste de base, un Frêche de bas étage. Non, Siné n'est pas un ami, je crois bien même ne jamais avoir entendu parler de lui avant ce début de semaine. Vous savez pourquoi ? Car je ne lis pas Charlie Hebdo. Je ne le lis plus, plus précisément. Et cela correspond exactement au jour où Philippe Val a repris la rédaction en main. Lorsque vous voyez qu'un titre, à priori dissident, tel Charlie est entre les mains d'un tel rigolo, charognard, vous savez que la presse est dans de sales draps. Vous savez bien que je suis connu pour avoir un langage mesuré, pour parler avec nuance et sous-entendus mais quand j'en viens à parler d'un homme représentant un soit disant journal de vraie gauche, un homme qui prétend dénoncer toute forme de censure, surtout religieuse et qu'il met à la porte un pauvre vieux de soixante-dix-neuf ans qui ne doit même plus savoir ce qu'il écrit, je trouve ça indigeste. Chaque édito dans lequel Philippe val se pose en pourfendeur de la bêtise, eh bien chacune des lignes qu'il écrit, il devrait les consacrer à sa propre connerie. On ne peut plus rien dire dans ce pays sous peine d'être taxé d'antisémite. Et comme le caricaturiste en question est vieux, on pourrait éventuellement nous faire penser qu'il trimballe des idées rances, qu'il aimait la France occupée et les juifs déportés. C'est d'une abomination spectaculaire, grave. Si j'étais tireur d'élite, je me paierais la gueule de Val.

RICARD BURTON: Peut-être Monsieur Hollande, mais il se dit que Jean Sarkozy a été très peiné de cette caricature dans laquelle il était soupçonné de se convertir au judaïsme par opportunisme, pour rentrer dans un clan de riches et ainsi faire des petites riches qui eux-mêmes perpétueront la tradition en se mariant avec des russes s'il le faut. Vous ne pensez pas que Siné aurait pu envoyer une lettre d'excuses au fils du Président pour dire qu'il regrettait, comme Philippe Val l'avait demandé ?

FRANCOIS HOLLANDE: Le fils du Président comme vous le nommez a décidé d'être dans la lumière. Le fils du Président a voulu rentrer en politique, le fils du Président s'est fiancé avec la fille Darty. Si Le fils du Président avait voulu un peu moins d'exposition, il se serait débrouillé autrement. Il a décidé d'avoir cette vie et ce qui va avec. Maintenant imaginez qu'il suffise que ce fils de Président décide d'avoir été peiné pour qu'un tel tollé soit fait et un homme viré. Un enfant se plaint, un homme perd son poste parce que le chef de celui-ci a peur des représailles ou ne veut pas froisser le père qui lui avait apporter son soutien lors de calamiteux procès des caricatures de Mahomet. Dans quel genre de société vit-on ? Surtout, je trouve cela d'une bêtise profonde de la part de Philippe Val d'avoir fait ceci à cet instant. Alors que tout le monde se plaint de la mainmise du chef de l'état sur les médias, que les rédacteurs en chef de Match et du JJD se font virer, que des proches du pouvoir se retrouvent à des postes clefs dans les radios et chaînes privées appartenant à des proches du pouvoir. Val a voulu rentrer dans la danse, baisser son froc et montrer sa bite en disant, vous voyez les mecs, je suis clean, comme vous, je n'ai plus l'anneau. Alors, amis ? La dernière fois que j'ai croisé ce type, il buvait une coupe de champagne avec BHL et ils parlaient de liberté d'expression. Que la foudre s'abatte sur moi si je mens. En plus Val nous joue les prudes, le type droit dans ses bottes mais je rappelle pour mémoire que son plus fidèle acolyte, Patrick Font, du temps de ses fourberies théâtrales a été accusé d'attouchements sur mineur de moins de quinze ans. Depuis Val ne lui parle plus. Par jalousie pensez-vous, parce qu'il voulait en croquer ? Bref, monsieur a encore ici fait l'outragé et mis sur la place public son profond désaccord avec un vieil ami. Alors vous me comprenez, qu'un tel énergumène se retrouve à la tête d'un emblème de la presse de gauche, me met très mal.

RICARD BURTON: C'est drôle, presque émouvant de vous voir sortir de vos gonds de la sorte alors qu'on vous imagine absolument pas un seul instant avoir des convictions.

FRANCOIS HOLLANDE: Vous savez Ricard, c'est très dur pour moi ce que vous dites. Cela confirme qu'il y a du racisme contre les gras dans ce monde. On croit qu'un gras ne se met jamais en colère car finalement le gras, il a toujours l'air gentil et il ferait mieux de l'être d'ailleurs car c'est déjà assez bien qu'il vive. Le gras ne doit jamais rétorquer, le gras ne peut pas prétendre au bonheur car le gras vit dans une société dans laquelle il n'a pas vraiment de place. Aujourd'hui on met Manuel Vals en avant. Pourquoi ? Pas pour ses idées politiques, il n'en a aucune. Il a juste connu une ascension puisque, selon une étude sérieuse, il a été désigné l'homme du PS le plus mignon pour contrer Nicolas Sarkozy et son armée de playboy, si vous voyez ce que je veux dire. "Mignon", vous rendez-vous compte dans quel monde nous vivons !

RICARD BURTON: Les élections pour désigner votre successeur approchent. Avez-vous un héritier naturel ? Et finalement, qu'allez vous faire après ?

FRANCOIS HOLLANDE: Je vais me préparer pour 2012. Et si je perds, au pire, il y a les Jeux Olympiques. Pour ma succession, à une certaine époque, j'aurais pu souhaiter que mon précédent amour prenne la relève. Mais après toutes les brimades dont j'ai été victime, ce n'est plus souhaitable. Actuellement je parle beaucoup avec mon amie Valérie, qui est journaliste comme le savez mieux que quiconque Ricard puisque vous avez couché avec elle.

RICARD BURTON: Joffrin venait de me virer du Nouvel Obs pour un papier que j'avais écrit sur Arthur dans lequel je révélais que ses employés n'avaient pas le même revenu à poste égal, selon leur religion. J'étais esseulé, on me montrait du doigt. J'ai commencé à boire et Valérie a été un soutien important pour ma rémission. Et puis vous, de votre côté, vous n'arriviez pas à quitter Mme Royal. Disons que c'était une solution gagnant-gagnant, pour Valérie j'entends.

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Lundi 14 juillet 2008
RICARD BURTON: Bonjour Renaud, alors vous devez être heureux de la libération d'Ingrid Betancourt n'est-ce pas ?

RENAUD: On pourrait éventuellement parler d'autres choses ? J'ai fait ce que j'avais à faire. Maintenant que tout le monde s'y accroche comme des moules à un bout de bois, je préfère passer mon chemin et me m'investir dans une autre action.

RICARD BURTON: Vous voulez parler de Romane ?  Elle fait aujourd'hui partie de vos priorités ?

RENAUD: Romane en fait m'a permis et me permet encore de mener une expérience avec des gens du CNRS. Le premier à m'avoir mis la puce à l'oreille c'est mon ami Richard. A une époque où j'étais à l'agonie, où mon plus fréquent oreiller était mon vomis, Romane est venue me trouver, m'a nettoyé la joue et m'a remis sur patte. Ce que je n'arrive pas à comprendre c'est comment une belle fille comme elle a pu tomber amoureuse d'un type comme moi.

RICARD BURTON: Parce que vous êtes le Johnny Depp français peut-être ?

RENAUD: Peut-être, allez savoir. Mais je sais que j'ai été appelé souvent comme ça parce que je sais tout jouer. Et donc, nous sommes sur le point de fabriquer une machine qui détecte les mensonges. Une machine qui analyse la salive. Je vous vois venir Ricard et je sais que vous allez me dire mais donc, pour savoir la vérité, il faudra rouler des pelles à chacun ? Eh bien oui. En ce qui me concerne, cela ne me dérange pas puisque puisque je partage ma couche avec Romane. J'aimerais enfin savoir ce qu'elle fait avec moi. Car ce ne peut être physique, je n'en ai plus, mes amis pareil. Mon talent ? Dans les plumes et le goudron. Ma thune ? Elle est pas mal partie dans le Ricard justement. Donc à un moment donné, vous voyez, on a envie de connaître la vérité.

RICARD BURTON: Il se dit que vous allez écrire un album pour Marcel Dessailly, est-ce vrai ?

RENAUD: Je ne connais pas ce monsieur mais on raconte des choses sur l'Afrique horribles parfois. Et il est vrai qu'il est venu me voir. Je lui ai préféré Zinedine Zidane. Il avait un vrai projet , c'est quelqu'un qui veut une carrière à la Yannick Noah et il y arrivera car c'est un fédérateur. Pour l'instant je ne lui ai fait qu'un titre" La grosse conne travaille chez Danone" mais il l'a refusé. Apparemment il va falloir que je mette de l'eau dans mon vin et vous me connaissez, cela ne va pas forcément me plaire.

RICARD BURTON: On vous a vu vivement critiqué la sortie de PPDA du 20 heures, pourquoi ?

RENAUD: C'est très simple, ce type aurait dû être viré depuis des lustres. Lorsqu'il a bidonné son interview de Fidel Castro par exemple. Il a fait un montage piteux afin de bous faire croire qu'il était seul, face à lui. TF1 l'a couvert, la France entière l'a couvert. Et il a continué à être la référence journalistique pour tout un peuple. Comment voulez-vous alors que nous ayons une presse solide ? Comment voulez-vous que ses héritiers soient différents de lui ? Il a permis à la médiocrité d'être la plus fidèle amie de la plupart des journalistes. Et vous voyez je ne parle que de ça alors que dans les années 90, il a été le roi de la supercherie. Alors après, il peut terminer son journal en déclamant du Shakespeare, poser dans Paris-Match sur la plage, jouer les meurtris, cet homme n'est rien d'autre qu'une courante.

RICARD BURTON: Une école portant votre nom a été inaugurée le 14 Octobre 2006 à Mirabel-aux-Barronies, qu'est ce qu'on y apprend de beau ?

RENAUD: J'ai été tellement surpris par cette demande, je me suis dit les gens de cette ville doivent être désoeuvrés. Alors j'ai réfléchi et je me suis dit qu'il fallait en premier lieu apprendre la dépression aux plus petits. Ainsi en grandissant ils seraient fin prêt à pouvoir en découdre avec une bonne grosse dépression causée par la perte d'un proche ou d'un emploi. Ensuite c'est du classique, cours d'accordéon, de levés de coude, de sel-défense contre les femmes. C'est important, aujourd'hui les hommes ne savent plus corriger leurs épouses. De ce point de vue ci je suis totalement en accord avec Monsieur Eric Zemmour, il y a des coups de ceinturons qui se perdent.

RICARD BURTON: Votre compagne est d'accord avec ce principe aussi ? Parce que personnellement je trouve cela très outrageant.

RENAUD: Bien sûr. D'ailleurs je ne frappe que sur ses jambes, c'est pour cela qu'elle ne porte jamais de jupes trop courtes. Et votre avis ne m'importe pas si cela vous intéresse.

RICARD BURTON: Antoine de Caunes fait un film sur Coluche qui était votre grand ami. Vous irez le voir ?

RENAUD: Vous m'auriez dit que SmaÏn le réalisait que cela m'aurait pas plus fait chier. Non Antoine, le seul truc qu'il a de désagréable, mis à part son insupportable fille, c'est qu'il ne sait pas réaliser. Qu'il ne veuille plus faire le trublion à la télé est légion mais quand même, je crois qu'il ferait moins de dégât s'il se mettait dans la chanson. Bon c'est pas le tout Ricard mais je dois partir à mon cours d'intoxication.
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Jeudi 10 juillet 2008
RICARD BURTON : Chère Carla Bruni, merci de nous donner cette interview car vous devez être très prise en ce moment.

CARLA BRUNI : Tous les soirs. Mais vous savez c’est une chance formidable. La sortie de mon album est un moment fabuleux de douceur. Et déjà ce succès d’un demi million d’écoutes sur mon site en une journée. Il est très réconfortant d’être aimée par les français car moi je les adore et Dieu sait si c’est un peuple frondeur, gaspilleur et de manière générale mécontent en permanence.

RICARD BURTON : Votre déclaration comme quoi vous buviez de la bière, était-ce un clin d’œil à Jacques Chirac ?

CARLA BRUNI : Cela ne vous a pas échappé. C’est pour cela que j’aime être avec vous Ricard, vous êtes un sage et votre sourire m’apaise. Je me suis attachée à la 8.6 pour tout vous dire et elle a tendance à faire plus grossir que les autres j’ai l’impression. Mais en retour, elle donne l’ivresse plus rapidement. Si j’avais fait une tournée pour cet album, je devais les avoir pour sponsor…( soupirs). Et concernant Monsieur Chirac J’étais effectivement très attachée aux idées humanistes de ce grand homme trop tôt parti.

RICARD BURTON : Mais il n’est pas encore tout à fait mort vous savez ?

CARLA BRUNI : Mon mari n’est pas de cet avis.

RICARD BURTON : Et donc vous allez faire quelque chose pour gommer ce surplus de ventre apparu ?

CARLA BRUNI :  Je vais attendre qu’une pommette retombe pour faire d’une pierre deux coups.

RICARD BURTON : Qu’est ce que vous pensez des suspicions de Ségolène Royale à l’encontre de votre mari et son clan ?

CARLA BRUNI : Nick a toujours voué un culte à François Mitterrand, il n’est donc pas fortuit que lui aussi ait envie d’avoir ses écoutes.

RICARD BURTON : Comment voyez-vous l’achat de l’institut de sondage CSA par l’ami de votre mari, Bolloré ?

CARLA BRUNI : Je ne peux pas être d’accord sur tout avec Nick. Je n’ai pas très envie de m’exprimer au sujet de Bolloré car je trouve que c’est un gangster. Il débilise la presse avec ses quotidiens gratuits, il bêtifie la télévision avec sa chaîne direct 8. Quand on a le pouvoir d’informer les gens, c’est une mission divine. Cet homme avait le choix de cultiver toute une population. Je vais vous dire, cet homme est un terroriste et je n’aime pas que Nick aille boire des coups avec lui. Le seul truc qu’il ait fait de bien, ce sont les OCB et encore ce n’est pas lui qui a inventé ce que l’on met dedans. J’imagine déjà les sondages stupides et abjectes qu’il va lancer maintenant à travers l’institut : Les patrons du CAC 40 gagnent-ils assez ? Et vous quels sont vos premiers gestes lorsque vous êtes au toilettes, et cætera…

RICARD BURTON : Pourquoi n’irez-vous pas à l’ouverture des JO à Pékin ? Pour la cause du Tibet ?

CARLA BRUNI : Pas du tout, le Tibet ne m’attire pas et si j’avais voulu faire quelque chose, j’aurais pu le faire, le dalaï-lama m’a courtisé vous savez. J’aurais pu accepter à une époque mais je suis épidermiquement contre le port du voile. Et Bouddhiste est trop proche du mot boudin si vous voyez ce que je veux dire. Non si je ne vais pas à Pékin c’est pour protester contre tous ces chinois qui ouvrent des restaurants japonais. Mais je vais vous dire leurs cuisines sont toujours aussi épouvantables. Je pense qu’il tout à fait normal que Nick soit solidaire du peuple chinois. Comme lui ils sont petits, autoritaires, répressifs, gros bosseurs et dictatoriaux. Car oui vous l’aurez compris, il va surtout là-bas pour une remise à niveau.

RICARD BURTON : Et le bébé, il me semble qu’il est en route, non ?

CARLA BRUNI : Il ne faut pas croire tout ce que raconte Laurent Joffrin vous savez. Il aime bien les potins et il n’est jamais le dernier pour balancer un scoop. Parfois il se trompe. Effectivement avoir un enfant avec Nick serait formidable. Mais je l’ai prévenu , qu’il ne me fasse surtout pas un enfant dans le genre de ses trois premiers car je suis épidermiquement pro-IVG mais quand même, je devrais agir.

RICARD BURTON : Que pensez-vous de la demande de Thierrry Saussez de vouloir quadrupler le budget de la communication gouvernementale ?

CARLA BRUNI : Thierry est un ami et j’aime bien lui chanter quelques morceaux de viande. Mais je crois que là encore Nick s’est trompé dans son recrutement. Il s’est mis bille en tête de récompenser tous les gens qui l’ont épaulés durant la campagne. Il a même réussi à ce que  Gilbert Montagné produise certains titres de mon nouvel album.

RICARD BURTON : Que peut-on vous souhaiter chère Carla pour l’avenir ?

CARLA BRUNI : Ne pas me faire piquer Nick par la Betancourt. Parce qu’à force de l’exhiber comme si c’était une voiture italienne, il serait capable d’avoir envie de mettre ses fesses sur son cuir.

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Mardi 8 juillet 2008
RICARD BURTON : Bertrand Canta, c’est gentil de me donner ta première vraie interview. Que fais-tu de beau en ce moment ?

 

BERTRAND CANTAT : Le tutoiement c’est parce que j’ai fait de la taule que vous vous le permettez ? Je vous préviens, je n’ai été la meuf de personne en geôle, à part un gardien, mais il me faisait passer tous les épisodes de Sex And The City par le slibard.  Pour répondre à votre question, en ce moment je flâne la plupart du temps, j’écris beaucoup sur la douleur, l’arrachement, la perte. Je prépare aussi un dvd de caméras cachées avec mon ami Yann Tiersen. J’investis beaucoup aussi dans la recherche pour dépister les enfants violents et ainsi leur éviter des déboires pas nécessaires.

 

RICARD BURTON : Justement nous pouvons revenir un court instant sur ce qui vous a amenée en prison ?

 

BERTRAND CANTAT : Bien sûr, j’en parle très librement. Mais il faut que je fasse court car sinon je libère des toxines qui me rendent malades dans la tête. Vous voulez savoir ? C’est que sur ce tournage, tout le monde était pété. On fumait, buvait non-stop. Le hasard a voulu que ce soit sur moi que cela tombe. La veille un lituanien avait coupé les mains d’un pizzaïolo parce qu’il estimait que sa pâte était merdique, le type n’a pas fait de scandale, si ? Alors fuck-off. Si on veut l’Europe bordel à cul, il faut que non seulement les lois soient les mêmes, mais les mœurs aussi. Faut arrêter de prendre les gens pour des lépreux. Nous, nous sommes rentrés chez un pote nous repoudrer le nez, j’avoue et là, ma compagne me demande une démonstration de Ultimate Fighting. Je me suis donné à fond, comme nous étions deux hommes et une femmes, je me suis jeté sur notre dealer, sûr de moi que j’allais lui exploser sa race. Mais le con était coké jusqu’à l’os et il m’a envoyé valdinguer à l’autre bout de la pièce… vous savez sur qui. Voilà, je n’en rajoute pas plus. Moi si je peux rendre connu, pas de problème…

 

RICARD BURTON : Est-ce que vous avez l’impression d’avoir commis quelque chose de grave ?

 

BERTRAND CANTAT : J’ai payé mes impôts moi monsieur, ma redevance. Vous pouvez en dire autant ? Peut-être, mais moi j’étais en prison. Après, je vais vous dire, j’ai relancé le débat sur la condition féminine et il en avait besoin. Moi aussi j’ai une place à mon nom au fait, il y a une place Bertrand Cantat à Bangkok, la cité du sport de couillus, ça a de la gueule non ?

 

RICARD BURTON : Une certaine presse a dit que le choix du nom de votre groupe Noir Désir était un mauvais présage, vous êtes d’accord ?

 

BERTRAND CANTAT :  Bah oui bien sûr. Nous nous sommes d’ailleurs appelés comme ceci pour cette raison parce que nous voulions en prendre plein la gueule, avoir une vie miséreuse, de merde. Nous voulions en baver et ceci a été très clair entre nous dès le début. On s’est fait mettre le mauvais œil. Il faut qu’un artiste soit tragique, il faut qu’il exalte le mauvais, que les gens le plaignent. Moi mes artistes favoris sont Bruce Lee et son fils, Jane Mansfield. Je ne pouvais pas seulement faire mes petites chansons et puis vieillir en attendant la réédition de nos albums et faire mes courses chez Shopi à me faire saluer par les types qui garnissent les rayons de jambon. Ca m’aurait fait chier. Franchement j’avais prévu un autre truc que ce qui m’est arrivé. Moi j’aurais bien fini contre un platane avec une vieille Ford ou une moto, mais voilà, on ne décide pas toujours dans la vie. Le principale c’est que j’aie fait quelque chose, après que les gens trouvent à redire, ça les regarde. Mais quand on reviendra en arrière et qu’on comparera ma vie de rocker à celle de Manu Chao qui fait jouer des handicapés mentaux ou des aveugles, je sais à qui le temps donnera raison et ce sera certainement pas à ce sac à foutre.

 

RICARD BURTON : La musique ? Avec ou sans Noir Désir ?

 

BERTRAND CANTAT : Je m’en fou franchement. S’il y en a qui préfèrent aller jouer avec Louise Attaque, que grand bien leur fasse. Moi je n’ai pas d’héritiers. Nous avons laissé la France orpheline. Un jour j’ai reçu la visite d’un ange en prison. Elle s’appelle Marine. Elle m’a dit que son parti allait mal, qu’elle avait besoin d’un symbole, d’un type qui savait parler aux foules, qui ne voulait pas dire oui à la mondialisation, à l’Europe à tout prix. Elle me disait qu’ils croyaient aux valeurs de la république. Je lui ai écrit des poèmes. Je vais les mettre en chanson, sortir un recueil. Je suis sûr que cela pourrait intéresser Naïve. Et puis j’ai commencé à sortir avec Marine, on se marre bien ensemble. Elle a une sacrée droite la conne.

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Jeudi 3 juillet 2008
RICARD BURTON: Guillaume Durand bonjour et merci de bien avoir voulu répondre à mes questions à propos d'Ingrid Bétancourt. Vous êtes le premier journaliste français à l'avoir interviewée.

GUILLAUME DURAND: Je suis le premier journaliste français peut-être, c'est gentil de me le dire. Mais le premier à l'avoir interviewée, c'est Philippe Bouvard pour ses Grosses Têtes.

RICARD BURTON: Comment l'avez-vous trouvée ? Etait-elle heureuse ?

GUILLAUME DURAND: Vous n'auriez pas une question encore plus con ? Bien sûr qu'elle était folle de joie. Elle regrette juste de ne pas être sortie une semaine plus tôt pour assister à la Gay Pride. Elle devait y défiler sur un tank des FARC. C'est comme tous ces hommes politiques et publics qui se fendent d'un communiqué pour dire qu'ils sont heureux de sa libération. Non mais franchement, faire bosser leur secrétaire pour ça. Je vais vous dire franchement, je l'ai trouvée très bien. On aurait dit qu'elle sortait de chez le coiffeur. Rien à voir avec la vidéo alarmante et alarmiste qui avait fait le tour du monde dans laquelle elle apparaissait très amaigrie. Maintenant ils vont pouvoir passer ces images chez Vidéo Gags. J'ai hâte de voir toutes les unes des quotidiens, celle de Libération va être grâtinée. Je me demande encore quel jeu de mots ils vont trouver. Sacré Joffrin. Et dire qu'il ne se rend pa compte qu'il est un clown.

RICARD BURTON: Comment expliquez vous justement qu'elle ait repris tout ce poids rapidement ?

GUILLAUME DURAND: J'ai entendu dire, mais maintenant il faut se méfier car ma source est précolombienne, qu'ils étaient en train de l'engraisser  pour faire un foie gras. Apparemment Chavez leur avait fait livrer des centaines de caisses de  Sauterne  mais il avait pas envoyer l'accompagnement. Comme les FARC la croyaient française, ils se sont dit qu'elle était la plus à même de les contenter.

RICARD BURTON: Quels ont été ses premiers mots ?

GUILLAUME DURAND: Nicolas.

RICARD BURTON: Que cela signifiait selon vous ?

GUILLAUME DURAND: Je vous laisse réfléchir mais je sais aussi selon une source Europe 1 que si Sarkozy descend en dessous des vingt pour cent de côte de popularité, il dégage Carla et demande Ingrid dans la foulée. Et puis ça nous coûtera moins cher à nous contribuables, il paraît qu'elle préfère le parc Atérix.

RICARD BURTON: C'est tout de même formidable pour cette femme, elle va devenir porte parole des autres, se battre pour de nobles causes, elle devient une madone.

GUILLAUME DURAND: Oui enfin elle va surtout sortir des livres, donner des interviews, signer des droits pour l'adaptation de sa vie au cinéma. Je ne sais pas si c'est confirmé mais il paraîtrait que Marion Cotillard a été engagée pour jouer son rôle. Evidemment tout sera tourné sur fond vert.

RICARD BURTON: Maintenant qu'Ingrid a été libérée, que va devenir la Colombie, ne craignez-vous pas que ce pays retombe dans l'oubli ?

GUILLAUME DURAND: Il est vrai que les autres prisonniers vont être oubliés malgré les déclarations de Kouchner, je n'y crois pas un instant, personne n'en a rien à foutre. Maintenant que c'est rentré dans les mentalités que la cocaïne vient uniquement de Colombie, il est vrai que le pays risque de ne plus faire parler de lui. Sauf que, le président Uribe a tout prévu, apparemment il devrait autoriser le tourisme sexuel et légaliser la prostitution des enfants. Ce n'est pas bête pour relancer le tourisme, c'est courageux en tout cas et cela donnera enfin envie à mes collègues d'Europe 1 de connaître ce fabuleux pays.

RICARD BURTON: Il se dit qu'Ingrid pourrait devenir présidente de la Colombie, qu'en pensez-vous ?

GUILLAUME DURAND: Présidente de la France peut-être quand on voit ce que l'on a, les français sont capables de tout. Mais pas en Colombie ou alors il faudrait qu'elle se fasse enlever une deuxième fois. Justement, son directeur de campagne planche sur la question.
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Mardi 1 juillet 2008
RICARD BURTON : Guillaume bonjour. Alors deux grammes et deux mois de prison, on ne pensait plus vous voir dans les pages faits-divers. Que s’est-il passé ?

 

GUILLAUME DEPARDIEU : Oh mais ça c’était en février, ça fait une demi-année, j’ai changé depuis. Je ne bois plus de vodka, c’est cela qui a fait grimper mon taux. Aujourd’hui je ne bois que de l’alcool fabriqué par moi-même. Je prends encore des bières et du Ricard évidemment. D’ailleurs tu ne pourrais pas m’avoir des prix ? Et puis merde qu’est ce qu’ils ont à me faire chier ces connards de flics ? Ils sont jaloux, qu’est ce qu’ils peuvent bien en avoir à foutre que je sois bourré sur un scooter ? C’est ma vie qui est en danger pas la leur, ces putains de suceurs de morpions. Et même si je fous la vie des autres en danger, merde j’étais à Bougival, qui peut bien se soucier de la vie de ses habitants là ? Ca me fait marrer tout ce cirque. Quand j’y réfléchis je me demande si mon père serait pas derrière tout ce bordel. Maintenant que je fais des films mieux que les siens, ce serait pas étonnant qu’il tende à m’enfoncer la gueule sous l’eau.

 
RICARD BURTON : Je vous trouve un peu dur avec lui, il dit vous aimer beaucoup.


GUILLAUME DEPARDIEU : Tu portes bien ton nom toi. Tu n’es vraiment au courant de rien mon pauvre. Il passe plus de temps par jour avec le môme de Pialat qu’il n’en a passé avec moi durant toute sa vie. C’est un type profondément dépressif alors quand il me regarde, il se voit et ça lui fout les glandes surtout que je suis plus joli que lui au même âge. On nous avait bassiné la tronche il y a deux ou trois ans comme quoi il se retirait un peu du cinéma,allait faire des choix, sélectionner ses films avec un peu plus de finesse, patati et patata. Résultat il y a eu Astérix, Disco, Michou d’Auber, Quand j’étais Chanteur… j’en passe et des meilleurs. Les films populaires, ok, je veux bien mais au moins que cela ne soit pas des merdes. Comment passer de Ferreri, Bertolucci, Truffaut, Pialat à ce qu’il fait aujourd’hui ? A quoi il pense à part bouffer du jambon de parme et foutre son nez dans du pinard ? Je sais pas mais on se demande si les débuts n’étaient pas un accident de parcours, je comprends que dalle à ce qu’il branle.

 

RICARD BURTON : Vous n’êtes pas non plus exempt de tous reproches, on vous a vu chez Vincent Pérez réalisateur, ce qui est peut-être pire que Vincent Pérez acteur, quoique, je m’y perds.

 

GUILLAUME DEPARDIEU : Ricard, si tu veux garder ta bouche intacte, t’évites de balancer des conneries sur mon pote.

 

RICARD BURTON : A part ça, j’ai appris que vous alliez tenter une nouvelle opération pour votre jambe.

 

GUILLAUME DEPARDIEU : Oui, tout à fait.

 

RICARD BURTON : Vous pouvez nous en parler ?

 

GUILLAUME DEPARDIEU : Oui bien sûr. En fait la jambe artificielle ne me convenait absolument plus. Nous nous sommes mis à réfléchir avec les médecins à comment pouvoir m’arranger la vie et trouver une prothèse adéquate. J’ai proposé de me faire greffer Patrick Timsit en lieu et place de ma jambe perdue. Il est à la taille parfaite. Il ne fait plus grand chose aujourd’hui, je trouve même qu’il serait plutôt devenu un emmerdeur public. Il est devenu caution dans les émissions de divertissement. Je pense qu’il est arrivé aux limites de ce que l’existence peut lui proposer. Au niveau ciné, c’est le même constat, je pense qu’il a assez réalisé de bouses pour le reste de sa vie et rivaliser avec les plus désastreux. Nous nous sommes mis d’accord, il veut bien jouer le rôle de sa vie en devenant ma patte, en faisant de l’humanitaire utile et pas en allant faire du zodiac dans l’Océan Pacifique.

 

RICARD BURTON : Et Patrick Timsit est d’accord ?

 

GUILLAUME DEPARDIEU : C’est ce que je vous dis depuis tout à l’heure. C’est une opération qui est très dure à réaliser. Il faut d’abord le décérébrer, c’est ce qui sera le moins long et ensuite, bah ça va être de la haute couture pour le greffer. Je me suis fait faire toute une série de Nike adaptées aux pieds de Timsit. Ca va pas être trop esthétique au début mais si le greffon prend, on pourra raboter et corriger. La France entière me remerciera de l’avoir débarrasser de ce pouilleux. Ce qui me gêne c'est que maintenant j'aurai deux paires de couilles... enfin trois si on compte les siennes.

 

RICARD BURTON : Vous aimez notre président ?

 

GUILLAUME DEPARDIEU : Je ne sais pas… je crois que oui, rien que pour contredire Libération qui n’est plus un journal d’opinion mais un journal qui passe son temps à geindre, se plaindre, ça me fait chier les gens qui passent leur temps à pleurer. Libé tape sur tout ce qui brille, ils sont devenus les Astérix, les bons français qui râlent sur tout sans proposer une seule solution, que du vent. Laurent Joffrin ferait mieux d’écrire à Paru Vendu, c’est plus dans ses cordes ou Paris Boum Boum si ça existe encore.

 

RICARD BURTON : Et le drame de Carcassonne évoque quoi pour vous ?

 

GUILLAUME DEPARDIEU : … que j’aurais dû aller assister à la démonstration avec mon père.

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Vendredi 27 juin 2008
RICARD BURTON: Jean-Michel Apathie, les vacances sont enfin arrivées, qu'allez vous faire ?

JEAN MICHEL APHATIE: Travailler évidemment, je n'arrête jamais, mettre à jour mon blog, nettoyer ma voiture, récupérer ma femme de chez le psychiatre. En tout cas une chose est sûre, je ne retourne pas à Canal la saison prochaine.

RICARD BURTON: Votre contrat n'a pas été reconduit ? Vous ne supportiez plus le beau-fils de Mitterrand ?

JEAN MICHEL APHATIE: Il n'y a pas que ça. Je suis avant tout un journaliste politique et le mélange des genres a fini par avoir raison de ma patience. En me levant le matin, je vomissais allègrement mes repas de la veille. Il ne nous a pas fallu longtemps pour nous rendre compte que ces renvois inopportuns étaient la cause de mon dégoût pour ce travail à Canal. Les gens y sont d'une vulgarité extrême. Si vous vous êtiez fait contaminer l'urètre par Louise Bourgoin vous sauriez de quoi je parle. Et puis quoi, tous les animateurs de cette chaîne, elle comprise, finissent au cinéma dans des productions de merde. Excusez-moi Ricard mais j'aspire à mieux.

RICARD BURTON: J'ai entendu dire que vous vouliez ouvrir un hôtel.

JEAN MICHEL APHATIE: Pas vraiment, en fait ce sera une maison d'hôtes. C'est Marc-Olivier Fogiel qui m'en a soufflé l'idée. Il a acheté une vieille bâtisse en début d'année en Provence et il ne se voyait pas gérer l'affaire tout seul. Il m'a gentiment proposé de partager quelques tâches ensemble. Nous avons passé beaucoup de week-ends à la retaper et à boire du bon chocolat chaud, manger des macarons, c'était notre récompense. L'effort m'a fait prendre connaissance de mon corps. Nous avons construit nous mêmes le sauna, je crois bien que c'est à ce moment là que nous avons le plus ri. Nous avons réussi à faire cinq chambres. De la plus grand à la plus petite, il y en aura pour toutes les bourses.

RICARD BURTON: Cela veut dire que vous n'apparaîtrez plus dans la vie publique ? Vous allez vous dédier entièrement à ce projet ?

JEAN MICHEL APHATIE: Premièrement si j'ai décidé de vous annoncer à vous mon départ aujourd'hui même, c'était pour dire aux français que la reconversion est possible. Ensuite je crois qu'il était nécessaire que Canal trouve un nouveau chroniqueur politique plus en phase avec son émission. Un type comme Charles Berling par exemple ou même Jean Amadou. Le seul truc qui m'emmerde en fait dans ma nouvelle vie c'est que nous ne pourrons pas faire de réunion de co-propriétaires. Enfin si mais qu'entre nous deux.

RICARD BURTON: Votre départ n'est-il pas lié à la soit disante mainmise du gouvernement sur les médias ?

JEAN MICHEL APHATIE: J'ai reçu un bout de sein de mon neveu en fin d'année dernière, c'est vrai. Ce qui est vrai aussi c'est que je ne le voyais plus depuis longtemps. Ils auraient pu envoyer sa tête que cela ne m'aurait pas empêché de dire que le fils Sarkozy a un corps de coiffeur.

RICARD BURTON: Mais donc cette nouvelle occupation ferme définitivement la porte à vos autres projets ? Fini la radio, la télé, vos recherches sur le cancer ?

JEAN MICHEL APHATIE: La télé je ne sais pas, peut-être vais-je apparaître aux côtés de Jean-Marc Morandini dans son émission sur Direct 8 s'il se décide à accepter ma chronique sur comment décorer une chambre d'hôtes. La radio... cruel dilemme, mais je ne pense pas. Mes recherches sur le cancer continuent. J'ai été autodidacte dans divers secteurs et j'ai toujours réussi. Pour l'instant  j'en suis encore à inoculer des grosseurs sur mes chiens. Je crois que  je suis assez fort à cela, les bêtes ne tiennent pas un mois. A la rentrée je passe à l'homme.

RICARD BURTON: Je vous demanderai donc une ultime analyse politique si vous le voulez bien. Comment pensez-vous que la situation va évoluer en France d'ici un an ?

JEAN MICHEL APHATIE: Je ne vois aucune amélioration, je vois une stagnation même. Le communautarisme ne va cesser de croître, nous en avons eu encore la preuve il y a quelques jours. Pour régner, il faut diviser, n'est-ce pas. Ensuite le retour ce ces pitres de NTM, dix ans après ne m'inspire rien de bon. Nous sommes dans l'immobilisme le plus forcené avec tous ces idiots de trentenaires qui sautent dans les airs et citent des pose ton gun par ci ou des laisse pas traîner ton fils par là, déjà que ce titre était bidon à sa sortie, quelle tristesse. Vous vous rendez compte à quel point notre jeunesse est dépressive pour acclamer ces paillasses ! Les textes d'Aznavour aussi sont encore actuels et pourtant je ne vois aucun vieux venir sautiller comme un imbécile. Bon Ricard, j'ai dit ce que j'avais à dire, je dois vous laisser Marc-Olivier m'attend chez Mondial Moquette.

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